Articles avec #autres ecrits tag

Publié le 28 Juin 2016

Atelier Ghislaine 4+ Récap no 3

 

Les mots sont ;

Ecchymose, étouffé, échoué, éclair, eau,
Force, facile, falaise, fond, faiblir

Dans un texte ayant pour  thème 

La Pluie

Atelier Ghislaine 4+ Récap no 3

 

 

Bonne pluie

 

Bonne pluie pour les ecchymoses

Des arbres et des roses !

Et la nature ne faiblit pas

Malgré ces mille corps échoués.

Ne fait-elle pas ses premiers pas

Dans cet univers étouffé ?

 

Bonne pluie pour les falaises !

Pour leurs sentiers, plus de malaises !

Depuis que l’eau facile préserve leur force

Elles exposent leurs beaux torses

Et n’ont plus peur des éclairs, du grand fond

Ni des albatros, ni de l’horizon.

 

(28/06/2016)

http://ghislaine53.eklablog.com/atelier-ghislaine-4-recap-no-3-mots-par-e-f-a126106650

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 16 Janvier 2016

Prendre un quartier de ville
De préférence tranquille
Mettre les piétons à l’aise
Ajouter des cyclistes gais
Des automobilistes parfaits
Quelques enfants sans larmes
Mais aussi des gendarmes
Les remuer sans les battre.
Si la pâte veut se débattre
Verser un zeste de discours
Accompagné d’un peu d’amour.
(16/01/2016)

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 6 Octobre 2015

Salut à toi !

 

Salut à toi qui soulève, porte, étire ta route ! Le temps n’évince point tes efforts où que tu sois !

Quel est le secret de ta volonté, qui que tu sois ?

Tu ne dis rien sur tes raisons de continuer, sans limite, cette marche qui semble vers demain. Mais la route que tu soulèves, que tu portes, que tu étires, a-t-elle un sens ?

Volonté n’est pas seulement Nature. Il y a sûrement une idée qui te pousse ou alors… Ou alors un souvenir que tu fuis.

Tu incarnes un formidable exemple dans un système de plus en plus verrouillé qui dissimule ses fissures.

Tes mains sont nues pour mieux fabriquer, construire et je l’espère, caresser. Tes pieds le sont aussi. N’est-ce pas pour mieux enjamber les obstacles de chaque jour ou alors… ou alors, ce serait pour vaincre ta peur ; oui, ta peur de rester le même, au même endroit comme cet arbre que tu croises et que sans doute tu crois vulnérable, soumis aux saisons.

(6/10/2015)

 

 

Pour Milletune : Défi semaine 41 : la Volonté

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 18 Septembre 2015

"- Dis j'ai l'air de qui ?
D'un clown ou d'un clandesti
n?

- Tu as l'air en vie."


(18/09/2015)

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 22 Juillet 2015

La foi? Quelque chose d'étrange que la famille vous dépose ou non et la paroisse dans l'enfance, qui se nourrit quelquefois de messes, de prières, de pèlerinages, qui doute au commencement des questions, qui demeure, s'estompe ou disparaît. La foi? Quelque chose d'étrange...

(Commentaire à Isabelle Jasmin sur Facebook, le 21/07/2015)

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 7 Janvier 2013

Une voix criarde sur une place parisienne tente d’interpeller qui veut bien l’entendre :

« - venez, venez tous, pauvres gens ! Paul accueille tout le monde.

-          Y a besoin de s’inscrire ? interroge une femme sans âge dépeignée par la misère.

-          Est-ce qu’il donne à manger au moins ? S’exclame un homme à la silhouette épuisée.

-          On voudrait bien savoir où il crèche ton Paul. Paul qui ? Paul quoi déjà ?

-          Ben, Paul en pois pardi ! C’est comme ça que tout l’monde l’appelle, Place de la Pastille. Y a cas écouter les gens de la manif ! Ils m’ont réveillée aux horreurs c’matin ! répond la meneuse du jour, une jeune pocharde surnommée Jarouge.

Elle disait vrai. Non loin, une foule scandait depuis 10 h, ce slogan :

"Paul en pois, du gou-lot, d’la man-geaille…"

 

Les boulevards hurlaient tandis que les fenêtres regardaient, passives cette bruyante course sur les pavés habitués.

«Pôle-emploi ! du boulot, du travail…» oh seulement de simples mots que Jarouge déformaient sans le savoir.

 

 

Quand on a faim, l’ivresse a toujours raison. 

 

 

Suzâme

(30/12/12)

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 6 Octobre 2012

« - Je viens de trouver son corps ensablé si je puis dire, jusqu'au menton. C'est affreux! », confia le seul témoin sur place, une femme que le vent et l'émotivité bousculaient ce matin-là.


Elle répondait aux pompiers intervenus d'urgence à son appel lors de sa promenade quotidienne sur cette immense plage sans surveillance.


Entourée, puis encadrée par les officiels de l'investigation, sans attendre les premières questions de la Gendarmerie, elle fit part d'une autre découverte, allant jusqu'à exprimer les prémices d'une interprétation personnelle.


« - Regardez! On dirait bien qu'il a tout écrit un peu plus loin. Des lignes amères, aveux de sa souffrance... »


« - Connaissiez-vous cet individu, apparemment sans documents d'identité? Commence le responsable de l'enquête.


  • Oh de vue simplement! Je crois savoir qu'il habite cette maison de pêcheur, là-bas, à quelques mètres des premières dunes.
  • Vous croyez ou vous savez? Bon passons aux choses sérieuses et revenons à son corps et puis à cette écriture; Je ne suis pas encore convaincu du lien.

Puis il s'adresse à son adjoint:


« - Didier! Recopie méticuleusement tout ce texte de sable avant que les vagues ne s'en emparent! La marée sera haute d'ici un quart d'heure! Il est temps d'enlever le corps. Nous procéderons à son identification en fin de matinée. Rejoignons-nous au poste ! »


Le témoin ? Une femme d'une quarantaine d'années, habituée des alentours, avait enregistré à voix haute sur son portable tout l'écrit, pensant que le vent ou la mer emporterait ce trésor vers l'infini.


Le commandant exigea sa présence pour valider son déposition à son bureau. Elle accepta non sans ressentir les contraintes d'une situation qui dépassait ses impressions de marcheuse solitaire.


Pendant que l'administration et le corps médical exploitaient tous les éléments à leur disposition et interrogeaient les quelques habitants alentours sur les conditions de vie de la victime, un homme d'une soixantaine d'années, Ameline courut à son studio situé vers le phare.

 

Chez elle, elle se sentit lourde d'un siècle, nue jusqu'à l'âme... Au lieu de s'allonger, elle s'approcha de l'unique baie qui donnait sur l'étendue de ses rêves pour écouter son enregistrement. Elle ne put retenir un sanglot quand elle observa que sa voix avait tremblé sur chaque mot. Voilà que ce qu'elle écoutait dépassait sa diction. En voici le fidèle écho :


« Mon corps, mon coeur sont de sable.

La vie m'a tout enlevé. Il ne me reste plus rien.

Parce que je suis un arbre sans sève

mes baisers ne valent plus rien

L'humiliation, c'est d'exister sans pouvoir aimer.

Ma princesse m'a quitté sans rien dire

me laissant ses pensées dans toute la maison.

Alors j'ai choisi le sable, puis l'océan

pour ensevelir tous mes désirs sans elle. »


 

Ameline reçut un appel du commandant de la gendarmerie, la priant de revenir en début d'après-midi. Il rajouta qu'il s'agissait d'un suicide et qu'il clôturerait l'affaire.


C'est vrai qu'elle était jeune. C’est vrai qu'elle s'était enfuie tout en restant à la croisée des chemins de la vie. Qui le saurait? Les secrets sont de sable.

 

 

Suzâme

(03/10/12)

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 3 Octobre 2012

Elle plane, rôde, épie puis se jette sur l'être élu. Est-ce un volatile divin ou infernal? Est-ce un animal? C'est Elle. C’est tout. Au début, Elle n'a pas de nom. Qui pourrait La reconnaître ? Invisible présence insistante, pire, tenace, suspendue à leurs pas, à leurs doutes, à leurs rêves et surtout c'est Elle qui jamais ne dort.

 

Brusquement Elle capture une chose. Est-ce un cerveau? Et tout lui est permis. Elle l’ouvre jour et nuit, explore ce lieu intérieur,  le fouille, le détaille dans un mutisme assourdissant, oppressant et mélange tout ce qu'elle trouve sans résistance. Tout ce qui se cachait, se défendait, luttait devient sa cible.

 

A-t-Elle pour objectif, la domination, la déstabilisation de la victime ?

 

Elle étouffe, paralyse l'être surpris, confiant. Une torture lancinante par le fond, par le silence.

 

Elle puise dans l'oubli des souvenirs endormis, des peurs, les marie de force, épuise mots et cris.

 

A qui le tour ? La voilà qui repère un colosse en pleine activité. Il sue de tant remuer, porter, ranger. Son débardeur moule son buste, ses muscles d’ouvrier  et tandis que des passants s’attardent à le regarder travailler, il est pris d’une fatigue soudaine, d’un vertige…Il ne peut plus continuer. Sans prévenir, ses jambes, ses bras l’abandonnent. Un de ses collègues, plus svelte,  se rapproche, s’inquiète et en l’entendant gémir, s’écrie :


"C’est Elle. Je suis sûr que c’est encore Elle. Elle ravage nos vies."

 

Certains disent qu’Elle attire, vampirise les âmes tourmentées leur donnant du miel, des images, des parfums. Mais alors qui est Celle qui envoûte ainsi ses proies les menant à la torture silencieuse, à l’insomnie et pourquoi cet acharnement ?

 

Après avoir touché, plié l’homme vigoureux, habitué aux efforts, Elle s’en alla, invisible dans la foule et le bruit, cherchant une autre silhouette comme si Elle ne serait jamais rassasiée des êtres.

 

Suzâme

(20/ 08/12)

 

Publié en premier sur Ipagination link

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 9 Septembre 2012

 

planete_terre_s.jpg

 

site : bibleetnombres.online.fr


Indifférente au temps, certains l’ont jugée consentante au tout naissant, au tout vivant alors qu’elle était généreuse à tout ce qui, en elle, succombait, saisons enfouies.

Au début, sans prémices, elle entendait vacarmes, ressentait douleurs sans rien savoir. Elle était si jeune. Et tout ce qui se passait en elle ne ressemblait à rien d’autre.

Sa jeunesse l’embellissait entre insouciance et apprentissage de son existence. Elle guérissait de toutes ses violences qu’elle n’identifiait pas encore…

Puis ce fut les énormes sanglots qui engendrèrent son impressionnante métamorphose vers la beauté. Secousses, écartèlements, explosions, inondations insurmontables, rien ne lui a été épargné sans que nul n’expliqua exactement ce traitement proche de la torture. Elle-même n’a jamais gémi, tout juste frissonné sur ses points les plus sensibles, les plus exposés.

N’ayant pas la notion de durée, elle n’a jamais vraiment eu la sensation de vieillir. Si elle cacha ses angoisses pendant les indomptables turbulences de son propre environnement ;  après chaque terreur passée,  aucune ne se fixaient sur les formes ondulées de son corps aux charmes renouvelés.

Mais qui la regarde maintenant s’épouvante. Où es sa splendeur originelle ? Elle tousse, suffoque, s’assèche tristement, fond en larmes froides par endroit, ou pire, brûle en d'autres lieux plus vulnérables.

 

 

Suzâme

(7/08/12)

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 14 Août 2012

 

L’été donne rendez-vous dans les parcs. Une foule déambule dans les allées tandis que les gardiens veillent sur le bon usage des pelouses, pique-nique, jeux discrets, lecture, sieste …

Un groupe passait en rang, trois par trois, composé de visages bigarrés et de silhouettes inégales, quand l’une d’entre elles se distingua  en s’écriant :

« - oh ! Une curiosité !

-          Allons vois cela de plus près ». décida l’animateur

Ils suivirent la piste qui les mena sur une plage d’herbes en plein soleil. Quelqu’un, juste un peu bigleux, osa une question nulle et sans réaction de son entourage se répéta :

« - Mais qu’est-ce que c’est ?

Oui, qu’est-ce que ça peut être ?

-         Voyons d’après le gabarit, les formes très détaillées, galbées, notamment là… propose un grand-père comme qui dirait plutôt expérimenté, se servant de sa canne comme d’une règle pour confirmer son interprétation… à mon humble avis, c’est indubitablement une femme. 

-          Comment cela ? Ce serait une femme ? J’en doute. Pourquoi serait-elle aussi dévêtue qu’une statue ? s’interroge son épouse encore bien naïve."

Puis un petit - atteignait-il douze ans ? – dérangea l’attroupement en hurlant sans honte :

"-          Et ça, qu’est-ce que c’est, sur ces fesses ? c’est pas un sudoku par hasard ?

-          Mais quand vas-tu te taire, garnement ! Va-t-en !"


Une femme s’approcha du charmant corps exposé et risqua sa science :

"-          J’sais bien que c’est un string ! Quel idiot celui-là !"

Et elle pouffe sans s’arrêter jusqu’à tousser….

-          Mais non, renchérit un touriste de type asiatique, ce que nous voyons, je ne rêve pas, c’est bien le slip d’un sumo, le mawashi… une sorte de bande noire ou en couleur qui cache l’essentiel par pudeur…

 

Brusquement leur récréation prit fin.  Ils s’enfuirent vers la fontaine.

 

 

La beau modèle presque immobile en ce parc convivial fit volte-face et laissa échapper sa colère en retirant son casque musical. Elle ne put ni les poursuivre ni se plaindre, elle avait les seins nus…

 

 

Suzâme

(14/08/12)

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0