Publié le 21 Février 2012

 

Elle était si charmante avec "sa petite jupe blanche", attentive aux murmures du Mal Saint et de l'Ange, à l'orée peut-être de l'enfer ou du paradis. Le savait-elle, l'innocente?

Elle était si fraîche, presque naïve selon moi, j'ai failli la prendre pour le chaperon blanc.

 

Au début, lorsque je l'ai vue, c'était la première fois, nous ne nous sommes absolument pas reconnues, j'ai senti qu'elle était gentille, presque passive malgré mes paroles, mes conseils qui devaient lui rappeler sa mère.

 

Elle m'a assuré de sa voix de communiante qu'elle n'était ni victime du Diable ni du bon Dieu même si il lui arrivait souvent de les rencontrés. D'ailleurs, elle m'a promis qu'elle ne les recherchait pas. Ils sont présents là où elle est et ce n'est pas toujours dans la forêt.

 

Elle m'a remis un livre précieux qui raconte son visage et son coeur d'enfant et de femme : "L'orée des peut-être". Je n'ai pas résisté. Elle m'a dit que c'était un cadeau. Mais c'est bien plus, en l'achetant, j'ai participé à un soutien auprès de l'association Dimbali. L'auteure cède 3 € sur la vente de chacun de ses recueils pour aider à l'achat de moustiquaires. Voici quelques liens pour découvrir et participer à cet élan de générosité et d'amitié :


http://www.thebookedition.com/l-oree-des-peut-etre--p-48525.html

 

http://aloreedespeutetre.over-blog.com/article-loopy-loop-et-les-40-moustiquaires-92027939.html

 

http://aloreedespeutetre.over-blog.com/article-loopy-loop-et-les-61-moustiquaires-97889946.html

 

http://aloreedespeutetre.over-blog.com/article-dimbali-et-le-senegal-92470395.html

 

Quand elle est repartie, si gracieuse avec encore plein de mystères dans les yeux,
j'ai failli la rattraper pour lui dire qu'après son départ intemporel:  
"Le fleuve chantait"...

A bientôt de la lire...

Suzâme
(20/02/12)

 

(*) Je m'aperçois que ma façon de rapporter notre rencontre a été prise au sérieux... J'ai tellement rêvé ce rendez-vous que je vous l'avoue, ici, j'ai tout inventé SAUF le livre de Pénélope, SAUF l'Association Dimbali. Me pardonnerez-vous?  
(+) Et puis vous dire encore que ce recueil est une rencontre, une vraie et que...je me rendrai au château de Montsoreau. Voilà...Suzâme

J'ai reçu deux commentaires de Peneloop dont l'un donne des informations complémentaires sur Dimbali. Le voici :

"Par rapport à Dimbali, Sénégal,

c'est un engagement pour les 40 exemplaires

d'une Edition Spéciale

numérotée

" Loopy Loop et les 40 Moustiquaires ".

Une aventure partagée avec la peintre angevine

Françoise Chauvigné...

 

Bientôt, je publierai le témoignage

de Wassila qui habite Dakar

et qui soutient notre modeste action.

Modeste,

mais grande grâce à vous...

Pénélope Estrella-Paz

Tout est là !

http://aloreedespeutetre.over-blog.com/article-loopy-loop-et-les-61-moustiquaires-97889946.html

 

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Publié le 19 Février 2012

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Bonjour,

 

Je reviens la mer au fond des yeux avec quelques photos, textoésies et instants poétiques.

 

J'avais envoyé de Saint Malo, un textoésie à quelques unes, mes soeurs-lunes :

 

Tremper sa plume dans l'infini

C'est retrouver l'embellie

Soudain les mots sont des mouettes

qui disent OUI aux poètes.

 

Suzâme

(11/02/12)

 

Et vous m'avez répondu :

 

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"Tes mots se sont envolés jusque sur ma main en forme de coquille pour les réchauffer."

Bernie

 

 

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"Les mots mouettes planent loin au-dessus des flots et les vagues chantent leurs rimes."

Hauteclaire

(11/02/12)

http://hauteclaire.over-blog.com/

 

 

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"Avec le trident de Neptune

La femme grave ses mots poètes

Dans le temps d'un envol d'écume."

 

Arthémisia

(Toulon. Textoésie du 12/02/12)

http://corpsetame.over-blog.com/

 

 

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"Dans le livre ouvert

entre ciel et terre

Signes de ponctuation argentés

Dansent sur la plage calligraphiée."

 

Plume

(12/02/12)

http://demauxenmots.over-blog.com/

 

 

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"Tremper sa plume dans l'incompris

C'est retrouver tous les non-dits

soudain les mots deviennent pleurs

pour laver les maux de son coeur.

 

Elo

(12/02/12)

http://www.confidences-libellule.com/

 

 

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Et l'écume de répondre,

au vent qui se languit

danse, danse avec moi

pour l'éternité.

 

Olga

(14/02/12)

http://olga.au-coeur-des-mots.over-blog.com/

 

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les vagues rugissent

le vent siffle

les mouettes rient en nous encerclant

et le sable sous nos pied

admire l'orchestre

 

 

tilk
(14/02/12)
http://tilk.over-blog.com/

 

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Recouvrer l’encre noire

Qui glisse sur le papier

Revenir à la lettre

Sur le coin de la page

Elle s’étire peu à peu

Bien au centre

Le plaisir de voir s’étendre

L’écriture"...

Pascale-Madeleine
(14/02/12)

 

"Une ombre croit

Dans mille soleils

L'ombre de soi

Devient merveille."

Joëlle
http://joelle.colomar.over-blog.com/

 

 

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Tristes retrouvailles :

 

"- Où es-tu mon amie la mouette? Je suis arrivée avec mon carnet...


- Si je t'ai appelé hier, aujourd'hui je ne me montrerai pas. Veux-tu savoir pourquoi?

C'est l'hiver ici, j'ai faim. M'entends-tu? J'AI FAIM. Pour moi, c'est peut-être la fin."

 

 

 

La mouette ne rit plus

Les plages sont désertes

Et les coques inertes.

Plus d'escales. Le port est nu.

 

La mouette ne mange plus

La mer fait régime. Plus rien

Dans ce ventre, antre du bien

Rien ne s'avale. Son corps n'est plus.

 

(Dinard - poème du 12/02/12)

 

Surtout, ne restez pas sur cette inspiration hivernale. Dan(*) avait raison dans son récent commentaire. Je n'ai pas rencontré beaucoup de mouettes, à peine les ai-je entendu? J'ai écrit ce poème comme une alarme, imaginant leur disparition peut-être seulement parce qu'elles me manquaient. Je savais qu'elles fuyaient les grands froids. Elles sont parties chercher ailleurs leur nourriture de l'instant.

 (*) http://librenecessite.over-blog.com/

 

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uelques instants poétiques :

 

Secret de sirène :

Pour oublier ses peines

Mêler ses larmes amères

aux flammes d'eau, aimer la mer.

 

(Dinard - 12/02/12)

 

Contempler la mer

Ses bleus dans ses verts

Cocktail d'espérances.

 

(Saint Malo -12/02/12)

 

Ressac à l'oreille

de la mer contre mon coeur

Rien n'est pareil

Poésie est sans rancoeur.

 

(Dinard - 12/02/12)

 

 

 

 

 

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #Promenades, rencontres

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Publié le 18 Février 2012

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Est-ce que vous me croirez si je vous dis qu’en ce jeudi 9 février alors que nous étions au centre de cette exposition, nous avons mutuellement décidé de ne pas interpeller
 
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 Belzébuth
 
ni
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 Asmodée
 
 
 
et encore moins
 
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Astaroth
 
Ah oui, nous nous étions retrouvées au Musée de la poste pour l’exposition «Sorcières Mythes et réalités»
 
On apprend que les voyantes dites «hystériques et devineresses» sous le règne de Louix XIII étaient condamnées au même titre que les sorcières et la moindre femme «énervée » pouvait être considérée comme «possédée».  
 
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 "Convocation au sabbat de José de La Pena, peintre espagnol - 1938
auteur de 18 tableaux racontant les procès en sorcellerie menés par Pierre de Lancre en 1609 dans le pays de Labord (province du pays basque)
Musée basque de Bayonne
 
En déambulant lentement, chacune de notre côté, tour à tour, nous nous laissâmes impressionner par des scènes de sabbat. Je frémissais de découvrir infanticide, antrhopophagie, licence sexuelle.

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Scène de sorcellerie de David Téniers, peintre du XVIIIe siècle
 
Espace étrange où chaque tableau ou gravure nous regarde, nous invite à explorer et pourquoi pas vivre un instant dans cette dimension des pouvoirs surhumains.

Livres anciens sur les affaires de possession diabolique dans les couvents de Loudun en 1632, à Louviers au milieu du XVIIe siècle exposés comme des tentations pour des apprenties comme nous.  
Les pratiques magiques au gré de petites poupées sculptées ou chiffons piquées plutôt trois fois qu’une m’effrayaient. Oh la petite nature !  
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    Cette page sur cette visite n’est pas vraiment culturelle parce que je ne saurais pas vous informer par un article érudit que vous pourrez aisément  trouvé sur le web mais j’ai beaucoup de joie à commenter notre rencontre.
Il faut que je vous dise avant de vous quitter,  Hauteclaire m’a désenvoûtée devant une tasse de thé.
 
Suzâme
(18/02/12)
 
 
Voici un site qui développe avec justesse le statut des sorcières
   
Voici quelques poèmes inspirés d'un siècle à l'autre, nous sommes loin de la chasse aux sorcières. Les poètes les apprivoisent et cherchent en elles peut-être l'autre visage de leur muse.

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    La ronde du sabbat de Louis Boulanger
(1806/1867)
   

À M. CHARLES N.
 
BALLADE QUATORZIÈME
 
LA RONDE DU SABBAT. 
 
Hic chorus ingenus
… Colit orgia.
Avienus.
N’est-ce pas comme une légion de squelettes sortant horribles de leurs tombeaux ?
Alph. Rabbe.
La lune qui les voit venir
En est toute confuse.
Sa lueur prête à se ternir
À ses yeux se refuse.
Et son visage à cet abord
Sent comme une espèce de mort.
Saint-Amand.
 
Voyez devant les murs de ce noir monastère
La lune se voiler, comme pour un mystère !
L’esprit de minuit passe, et, répandant l’effroi,
Douze fois se balance au battant du beffroi.
Le bruit ébranle l’air, roule, et longtemps encore
Gronde, comme enfermé sous la cloche sonore.
Le silence retombe avec l’ombre… Écoutez !
Qui pousse ces clameurs ? qui jette ces clartés ?
Dieu ! les voûtes, les tours, les portes découpées,
D’un long réseau de feu semblent enveloppées.
Et l’on entend l’eau sainte, où trempe un buis bénit,
Bouillonner à grands flots dans l’urne de granit !
À nos patrons du ciel recommandons nos âmes !
Parmi les rayons bleus, parmi les rouges flammes,
Avec des cris, des chants, des soupirs, des abois,
Voilà que de partout, des eaux, des monts, des bois,
Les larves, les dragons, les vampires, les gnômes,
Des monstres dont l’enfer rêve seul les fantômes,
La sorcière, échappée aux sépulcres déserts,
Volant sur le bouleau qui siffle dans les airs,
Les nécromants, parés de tiares mystiques
Où brillent flamboyants les mots cabalistiques,
Et les graves démons, et les lutins rusés,
Tous, par les toits rompus, par les portails brisés,
Par les vitraux détruits que mille éclairs sillonnent,
Entrent dans le vieux cloître où leurs flots tourbillonnent.
Debout au milieu d’eux, leur prince Lucifer
Cache un front de taureau sous la mître de fer ;
La chasuble a voilé son aile diaphane,
Et sur l’autel croulant il pose un pied profane.
Ô terreur ! Les voilà qui chantent dans ce lieu
Où veille incessamment l’œil éternel de Dieu.
Les mains cherchent les mains… Soudain la ronde immense,
Comme un ouragan sombre, en tournoyant commence.
À l’œil qui n’en pourrait embrasser le contour,
Chaque hideux convive apparaît à son tour ;
On croirait voir l’enter tourner dans les ténèbres
Son zodiaque affreux, plein de signes funèbres.
Tous volent, dans le cercle emportes à la fois.
Satan règle du pied les éclats de leur voix ;
Et leurs pas, ébranlant les arches colossales,
Troublent les morts couchés sous le pavé des salles…
 
Extrait «Odes et Ballades» de Victor Hugo   La soupe de la sorcière

 -*-*-*-
m060704_0000610_p.jpg"Etude d'un sujet allégorique" de Rubens - 18è siècle 
 
La Loreley
    à Jean sève

À Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde

Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté

Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie

Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri

Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie

Je flambe dans ces flammes ô belle Loreley
Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé

Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège

Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien

Mon cœur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure

Mon cœur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon cœur me fit si mal du jour où il s'en alla

L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence

Vat-en Lore en folie va Lore aux yeux tremblant
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc

Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres

Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château

Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves

Là haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley

Tout là bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle

Mon cœur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin

Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

Guillaume Apollinaire
(1880 - 1918) 
hist_l16-copie-1.jpg
 

La soupe de la sorcière

Dans son chaudron la sorcière
Avait mis quatre vipères
Quatre crapauds pustuleux
Quatre poils de barbe-bleue
Quatre rats, quatre souris
Quatre cruches d’eau croupies
Pour donner un peu de goût
Elle ajouta quatre clous

Sur le feu pendant quatre heures
Ça chauffait dans la vapeur
Elle tourne sa tambouille
Et touille et touille et ratatouille
Quand on put passer à table
Hélas c’était immangeable
La sorcière par malheur
Avait oublié le beurre

Jacques CHARPENTREAU

et pour conclure quelques extraits de nos textoésies :

"Retrouvailles de sorcières bien aimées. "Encore deux qui n'iront pas au bûcher", murmure un curé qui les avait remarquées..."
Suzâme

Réponse d'Hauteclaire :
"Car bien sûr elles ne pratiquent que la magie la plus bénéfique. Celle de l'amitié..."

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Rédigé par Suzâme

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Publié le 17 Février 2012

 

Jeter un à un, par seau entier

quelques vains désirs et souvenirs

quelques chagrins loin des sentiers

puis se pencher et lire son avenir.

 

Il fait nuit soudain dans ta vie :

Hisser chaque trésor de toutes tes forces.

Le vain désir sera fleur d’envie.

Souvenirs, chagrins seront ta belle écorce.

 

Suzâme

(17/02/12)

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Publié le 16 Février 2012

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La mer déborde de ses yeux. A-t-elle autant grandi sous le ciel ? Ses pensées marquent le sol d’une ville tentaculaire.
Elle s’habille de rouge mais n’a plus peur des loups. Son corps est tour de chair et ses bras délassent les arbres malades du bruit.
Le vent l’a dit folle et l’appelle «la femme au ciré rouge».
DSC00613.JPG
La voilà sur un banc de square. Qui connaît son nom ? Pas de questions. Pas de lieu précis. Pas de temps imposé par l’horloge ou même seulement  identifié sur le calendrier.
 Ici, elle parle à la solitude.
Ne dites jamais à cette inconnue que le temps l’a vieilli même si son front est devenu page d’écriture. Non ! Regardez en elle autre chose !  Tandis que son visage révèle douceur, sa voix apprivoise l’enfer.
Qui cherche son âme, croise un rouge gorge épris de chaque hêtre.
 
Suzâme
(01/01/12)

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Publié dans #Ecrits intimes

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Publié le 14 Février 2012

Tu me disais Valentin

que l’amour est caresse

de ta main et tendresse

sur mon front et mes seins.

 

Je te disais Valentin

que l’amour est ivresse

d’un baiser et délicatesse

sur ton galbe masculin.

 

Nous nous disions Valentin

que l’amour est richesse

d’un mot et sagesse

de nos cœurs sans venin.

 

Suzâme

(14/02/12)

 

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Publié le 10 Février 2012

Bonjour les ami(e),

 

Je viens d'avoir un télégramme d'une mouette:

 

Mouette.Stop.cherche.poète....

 

J'y cours... Nous partons à Dinan (22) dans l'après-midi juste pour un séjour de deux ou trois jours...

Ah la mer ! J'ai rendez-vous certes avec une mouette, ambassadrice des muses oubliées mais aussi avec deux âmes qui me gardent où que je sois.

Alors bien sûr, j'emporte mon maillot de sirène - on ne sait jamais -  et reviendrai avec quelques photos , peut-être quelques poèmes de Saint Malo et des environs.

 

Important : Je pourrais vous lire mais pas vous commenter...

Porteuse de quelques numéros de portable précieux, je vous écrirai un ou deux textoésies inspirés. A bientôt.

 

Suzâme

(10/02/12)

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Publié dans #lettres ouvertes

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Publié le 9 Février 2012

 

Ô visage caché

quelle peine sous ton masque

n'ose crier?

Coeur niché

sans armure, sans casque

ose prier

au fond de ta nudité.

 

Suzâme

(9/02/12)

 

 



http://www.sirene.name/article-poetes-a-vos-plumes-que-vous-inspirent-cette-image-98780435.html

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Publié le 7 Février 2012

Tôt, très tôt, cit, cat, cit, cat, trop tôt pour Merlin qui se lève chaque jour à midi pour son rendez-vous avec l’alchimie.

Le voici se levant, ses jambes au ciel, marmonnant des injures incompréhensibles pour nous autres, du genre : «espèce de soupière à vipères ! en s’adressant à sa cafetière, la tête en bas, la barbe comme un tapis pour les souris, ses élèves.

Tôt, très tôt, cit, cat, cit, cat, trop tôt pour Merlin soudain désenchanté. Exceptionnellement, il se plaint à qui de droit: «Bon Dieu ! tu sais bien que j’aime pas vivre à l’envers ! » et à un autre tout aussi intime mais sans nom ! « Sapristi ! Remets-moi à l’endroit ! » pendant qu’il se dirigeait vers la fenêtre.

Il ne fut pas surpris de voir les arbres et les fleurs à l’envers, troncs et tiges à l’air libre !

Echange de confidences entre le sorcier et ses proches qui concluaient ainsi: cela ne fait pas de mal de vivre un instant autrement pour mieux approfondir les réalités cachées. Vivons à l’envers de temps en temps !

Et le soleil dans tout cela ! Tic, tac, tic, tac. Si ce n’est pas lui le temps, ses rayons pourtant allument la fenêtre de la vie. 

Suzâme

(7/02/12)

Défi communauté Casse-tête de la semaine

 

 

 

http://www.damemauve.com/article-a-l-envers-98640209.html

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Publié le 6 Février 2012

J’habite un paysage

dont le jardin est ventre aux trésors.

Frissonnent les arbres fruitiers,

s’exhibent maints légumes extraordinaires :

haricots désinvoltes, carottes à croquer, scaroles…

Murmurent les tendres girolles,

S’imposent d’insolents escargots

Et sur le mur blême, transpirent les vignes du bonheur.

 

J’habite un paysage.

Le même, du fond de mon enfance.

Face à la route grise, bruyante et sans fin,

Quatre vaches bienveillantes sont témoins.

Eh ! Cousine ! où es-tu ! tu veux bien encore jouer !

Et toi, maman, quand est-ce que tu reviens ?  

Suzâme

(23/11/10)  
Soirée Nanterre PoéVie dans le cadre du Printemps des poètes 2011

Papier libre : Le nouveau thème de Juliette

http://papierlibre.over-blog.net/article-nouveau-theme-de-juliette-98264658.html

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