Une histoire du silence

Publié le 23 Avril 2011

« - Combien de noeuds pour faire un seul silence ? eh vous là-bas, au fond de la classe ? Rémi, je vous parle et vous engage à répondre enfin! »

 

L'élève semble rêver. La tête en appui sur ses deux mains repliées comme des poings. Dans l'impossibilité de répondre à l'enseignante impatiente, il ne parlera pas et n'avouera donc pas qu'il pense présentement à son enfance sur un banc d'école indifférent.

 

Comme d'habitude, il ne dira rien non plus à ses copains. Bien sûr qu'il rêve sauf que cela lui fait mal comme un secret aussi simple qu'une petite arète dans sa gorge d'enfant qui mène au coeur.

 

Suzâme

(22/04/11)

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

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Nina Padilha 24/04/2011 09:28



Dénouer le silence mène à la poésie des choses.



Suzâme 24/04/2011 18:19



Alors là, c'est fort, profond et vrai ! J'en aurais fait un textoésie. Une phrase à emporter non pas au sens d'une solde, une affaire, mais une parole nette comme une pierre rare que tu me donnes
comme cela dans un commentaire. Suzâme



Snow 23/04/2011 20:25



Avec la gorge qui se serre et sans que quelqu'un d'empathique pourra sentir, rien ne sortira. Triste réalité.  Bises Suzâme!



Suzâme 24/04/2011 18:26



Bonjour Snow,


J'ai accentué la scène comme tout ce que j'écris ici afin de ne mêler personne à mon contenu et en même temps, cet excès va au fond d'un état, d'un sentiment, d'une idée ou d'un rêve... En ce
moment j'ai une petite crise de silence qui n'est pas totale mais qui me parle beaucoup...Suzâme



askelia 23/04/2011 20:18



boule au ventre là...



Suzâme 24/04/2011 18:22



Bonjour Askelia,


Tu es très sensible comme je l'étais à l'instant d'écriture sujette à une crise passagère qui m'a entraînée aux confins de ce que je ressentais du silence. Souvent, il s'apparente chez moi à un
cauchemar. Cela m'a fait du bien d'exprimer cet enfer en souhaitant que les êtres n'en soient pas victimes à ce point. Ta réaction m'est précieuse. Suzâme