REFLETS D’UN PAYSAGE

Publié le 17 Janvier 2011

 

 

Près d’un lac complice virevolte une petite nappe vichy jaune et blanc pour un impromptu aux victuailles.

Le poète a décidé que les arbres de tous les âges sont ses convives.

Alors le paysage s’installe dans l’herbe offerte au soleil ; pâquerettes chuchotent, bleuets vacillent. Les couleurs s’éclaboussent de bonheur.

A la fin de la fête, le poète a décidé de boire tous les reflets du paysage pendant que désespérément le lac rejoint la nuit.

 

(15/01/11)

Poème écrit sur le thème du Printemps des Poètes 2011: "D'infinis paysages"

Rédigé par Suzâme

Publié dans #instantanés poétiques

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Catheau 27/03/2011 18:53



Un pique-nique champêtre pour un poète en baguenaude.



Suzâme 01/04/2011 19:53



On parle beaucoup plus de ce que maîtrise l'artiste, le poète et moins de ce qui leur échappe et qui est malgré leur tentation d'abandon tout le sens de leur quête parfois
inconsciente. Et puis pourquoi un poète n'aurait pas un moment de faiblesse? Suzâme



Tibicine 20/01/2011 15:28


oui effectivement..c'est une belle image...


Suzâme 29/01/2011 22:49



C'est aussi un bonheur, qui d'ivresse s'achève en cauchemar, vision d'un poète au fond de lui-même. Suzâme



Tibicine 20/01/2011 08:42


Bonjour Suzâme...Ah le poète ! Dieu qu'il a de la chance de voir ce que les autres ne voient pas ! Si tout est poésie dans sa vie ; même si celà l'emmnène dans les ténèbres de la souffrance, c'est
parce qu'il a un coeur gorgé d'amour et de passion. Ce coeur nourricier et bienveillant est autant des ailes dans le dos qui font de lui le plus grand des voyageurs ; car il n'a pas de frontière et
il a tous les visages...@ bientôt. Tibicine


Suzâme 20/01/2011 14:07



Un p'tit mot de toi Tibicine et mes ailes repoussent. Dans ce texte qui était une sorte de vision, de tableau, j'exprime les pouvoirs positifs et
négatifs du poète sur lui-même. Lorsque sa sensibilité déborde tout revit autour de lui mais à la seule apparition de sa tristesse, son âme peut tout reprendre. Alors, au-delà de ses
vertiges, la mort, le vide deviennent dangereusement des possibles...