Pour Parisianne : Dernier voyage en Sicile

Publié le 27 Juin 2011

Une voix annonce un drame au téléphone : Un membre de la famille s’est suicidé en Sicile.

 

«- Quoi un suicide dans la famille ? Mais c’est impossible…» répète trois fois le père à ses enfants étourdis par leurs jeux électroniques.

 

«- je ne veux pas y croire… Il meurt à vingt ans !» ajoute la mère effondrée. Il s’agissait d’un de ses neveux, surnommé l’aventurier des îles.

 

En savoir plus sur cette tragédie et surtout compatir auprès de la famille. Peut-être même partir avec sa sœur sur cette île ensoleillée et meurtrière pour comprendre le sens de cet acte fatal.

 

Une voix rappelle, raconte le pire au téléphone.

«…on a retrouvé Jonas en pyjama, étalé sur son lit défait et envahi d’espèces de galettes indéfinissables, louches pour tout te dire…»

 

Voila que la mère du jeune défunt sanglote, inonde le combiné confident.

 

«-...Continue Astrid ! Crois-tu qu’il déjeunait ? Tu me parles de présence de bouteilles d’alcool, de tubes de somnifères… C’est effrayant… Je me propose de t’accompagner en Sicile…» avance sa sœur en s’incrustant spontanément.

 

«- Marie ! On m’a parlée d’enquête. Je crains le pire !... d’accord, partons ensemble sur cette île maudite. Nous ne les laisserons pas salir mon Loïc… Et puis tu sais, Astrid, mon fils avait peut-être le mal des mots mais il aimait tellement la mer… »

 

Suzâme

(26/06/11

 

 

Sur le thème des vacances : jeu de maux avec pour contrainte l’insertion des mots : galettes, Sicile, tragédie et pyjama

 

Blog :http://parisianne.over-blog.com/

 

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Propositions d'écriture, autres défis

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Elo 28/06/2011 15:51



Elle est tragique à souhait ton histoire !!! Brrrr. Bises



Suzâme 01/07/2011 21:25



Bonsoir Elo,


Sinistre même. Aux antipodes de mon bonheur. C'est cela la dualité. Suivre une tendance, là le genre tragédie et se laisser entraîner par les personnages. Rassure-toi, ce style, cette histoire
condensée, ne sont pas ma tasse de thé. Je bois uniquement de la poésie, fraîche ou brûlante mais jamais tiède pour stimuler les sensations. Toi, aussi tu bois de la poésie mais elle a d'étranges
parfums de fleurs. Bisous. Suzâme



Hauteclaire 28/06/2011 00:58



Beau texte pour une difficile évocation ...


Bisous Suzâme



Suzâme 02/07/2011 14:43



Une pure folie temporaire pour la bonne cause... C'était quasiment impossible... puis je suis tombée dans le piège de cette histoire. Et quand tout semble vrai sous la plume, l'auteur croit le
vivre...C'est trop tard, il s'agit vaille que vaille d'aller jusqu'au bout. Il n'y aurait pas eu le mot "tragédie" la Sicile aurait été le pays d'un certain paradis...Comme quoi? D'un autre côté,
j'ai lu le texte de Pénéloop... Je manque d'humour et reconnais avoir pris les choses au premier degré...Oh quelle histoire! mais belle aventure d'écriture. A bientôt. Suzâme



Pénéloop ! 27/06/2011 18:27



Vierge Marie !





Ma galette adorée


se promène en pyjama


en plein midi


dans les rues de Palerme !


***


Ah ! Je meurs !


C'est pour moi, savez-vous,


une tragédie si familiale,


si doulouleuse


et


si cile !


Loop



Suzâme 02/07/2011 14:39



Tu es "trop" Pénéloop ! Je n'ai même pas pensé à prendre le mot "tragédie" comme une galette d'humour. J'suis trop sérieuse. Docteur Pénéloop! croyez-vous que je pourrais guérir un jour? Allez, à
dans trois semaines et profite bien du soleil et de la poésie. Bisous. Suzâme



Libre necessite 27/06/2011 14:31



Difficile d'appréhender l'insupportable. Dan



Suzâme 02/07/2011 14:31



Je suis tombée dans le piège de la tragédie et peut t'affirmer que le genre est inconfortable lorsqu'on a une plume plus abstraite comme la mienne. Je suis saine et sauve de cette écriture qui
était au départ une consigne de Parisianne. Quel voyage! Amitiés. Suzâme



Nina Padilha 27/06/2011 12:38



Tu sembles d'humeur bien morose pour écrire un texte aussi triste !



Suzâme 27/06/2011 15:33



Je crois bien dans les mots contraints, ce n'est ni la "Siciile", ni les galettes, qui m'ont fait plongée le temps d'une histoire, c'est le mot tragédie. Voilà comment, loin de mes états d'âme
actuels, j'ai imaginé le pire. Merci de tes pensées. Bisous. Suzâme