Mélancholia, un film de Lar Von Trier

Publié le 26 Août 2011

Un billet pour vous dire combien j'ai aimé ce film. Sur le conseil d'une amie et après avoir lu l'article de Catheau, j'ai choisi de distinguer sa partie exhibant le faste à travers les richesses d'un milieu lors du mariage de l'héroïne appelée Justine interprétée par Kirsten Dunst et l'évolution lente sur l'intériorité des personnages principaux, Justine et sa soeur Claire interprétée par Charlotte Gainsbourg.

 

Nous avons là deux profils d'un seul et même visage, l'être humain et ses limites. C'est la sensibilité de ses deux soeurs qui,  prisonnières de leurs apparences, va surgir au premier grand choc, vécu comme un retentissement par Claire et comme l'accomplissement d'une prophétie annoncée par Justine, créative et maladive.  

 

Mais qui est-elle? Pourquoi sa soeur est-elle la seule à la comprendre, à lui donner toute son attention?

 

Si la 1ère partie nous présente une vie tout en lumière à travers cette femme qui semble si heureuse, la seconde nous révèle Claire si généreuse, si dévouée à organiser la réception du mariage dans sa propriété somptueuse pour que sa soeur connaisse enfin le vrai bonheur.

 

Après les longues festivités  dans cette propriété au parc immense, nous apprenons grâce à l'époux de Claire qui est chercheur et astronome qu'une planète, nommée Mélancholia, jadis cachée par le soleil, s'approche très rapidement et même dangereuresement de  la Terre. Le professeur, seul maître de la réalité scientifique, assure jusqu'au dernier moment que nos merveilleux paysages, nos existences ne sont pas sur la trajectoire de ce point rouge qui s'aggrandit au fur et à mesure qu'il avance. Mais s'il se trompait....

 

Je ne veux pas vous en dire plus sur ce film qui ne fera pas l'unanimité puisqu'il s'agit selon moi de la psychologie fiction.

  

J'ai vu la planète Mélancholia comme une métaphore d'un type de dépression. Va-t-elle exploser, imploser comme une vie, une tête trop pleine?

 

Il n'est peut-être pas trop tard pour aller voir ce film. Je ne sais pas m'arrêter... Allez un petit reliquat  pour vous tenter encore !

 

Tout commence par un ralenti surréaliste: une femme en robe longue et blanche tente d'arracher ses racines qui l'envahissent. Cet effet est magnifique...

 

 

 

http://youtu.be/rAIwwpDj_qA

 

Articles croisés: A lire chez Ex-Libris

http://ex-libris.over-blog.com/article-le-crepuscule-des-hommes-melancholia-de-lars-von-trier-81845813-comments.html#comment87783508

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Billets (Livres, cinéma, Théâtre, expo etc...)

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ADAMANTE 28/08/2011 02:28



Tu donnes vraiment envie d'aller le voir, merci beaucoup. Belle nuit.



Suzâme 21/09/2011 20:47



Bonsoir,


Je reviens sur mes anciens messages. Et depuis ce film, je regarde la pleine lune autrement. A bientôt. Suzâme



Monelle 26/08/2011 17:27



Je ne vais pas trop au cinéma ces temps-ci et ce que tu en dis ainsi que Catheau, ne m'incite pas trop !


Bonne soirée - bisous






Suzâme 30/08/2011 20:39



Il est vrai que si tu as du soleil encore plein la tête, le rire des enfants, les couleurs de ton environnement, la joie dans ton coeur, il y a de quoi déchanter. Mais ce malaise de l'être
conduit à lui, à sa perception, à sa réceptivité, à ses peurs indomptables... cordialement. Suzâme



Nina Padilha 26/08/2011 15:09



Je suis en prise directe avec une déprime qui sature mes pensées.
Aujourd'hui, je suis "off".



Suzâme 30/08/2011 20:31



Bonsoir Nina,


Heureusement que tu ne l'as pa vu. En même temps, ce n'était pas un mélo. Je n'ai pas versé une larme mais j'étais à fond dans chaque personnage très différents mais extrêmement sensibles. J'y
suis allée seule et suis rentrée sous le choc pendant le laps de temps qui me séparait de ce billet. Maintenant je m'en suis détachée. Mais c'est un film qui marque les êtres aux aguets des
planètes et surtout des âmes bouleversées par le simple fait de vivre. Bisous. Suzâme