J'ai mis le gant de la vie...

Publié le 26 Janvier 2011

 

 

 

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J’ai mis le gant de la vie

pour frôler le visage des murs

toucher la rue

brasser la foule chaude.

 

J’ai mis le masque de la vie

pour voir le désert des ombres

regarder la trace de l’espoir

percevoir la lune trahie.

 

Et puis j’ai tout enlevé

la montre de mon cœur

mes boucles d’étoiles

mon voile d’existence.

 

Et puis j’ai tout donné

les lignes de mon front

le frisson de mes seins

et la brume à mes pieds.

 

(Inédit extrait du recueil "Ecrits sur ma Paume" en préparation)

 

N.B. Je me souviens avoir lu à voix haute ce poème qui m'est chair, accompagnée pour la première fois par un groupe de musiciens amateurs de l'association A.R.M. à La Courneuve dans les années 90. Cette émotion est restée intacte

 

 

Rédigé par Suzâme

Publié dans #poèmes

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Guyot Olga 22/02/2011 09:42



 


Bonjour Suzâme,


Il est vrai que nous ne pouvons être sans arrêt à se protèger, mais l'armure, est là chaque jour un peu plus épaisse. Ou le masque commr tu le dis si joliment, donc nous nous cachons pour ne plus
souffrir...


Bises à toi Suzâme


Fauvette



Suzâme 22/02/2011 19:09



Bonsoir Fauvette,


J'envie parfois les êtres qui se cachent derrière le look loin d'être vénicien. Comme tu dis, on se protège des intrus, parfois même des violences. Pourtant mon masque ne tient pas surtout
lorsque mes sentiments le font tomber. Je crois que je ne pourrais plus changer. Comme écrivait Prévert : "Je suis comme je suis...". Je passerai te voir et... communiquer. Suzâme



Anélias.B 22/02/2011 09:25



Chair des mots, si douce à carresser, poésie sensuelle où les vocables troublent nos sens et notre esprit, éveil et nudité pour finir ...


J attends la suite avec impatience !


Anne



Suzâme 22/02/2011 19:04



Bonsoir Anne,


Heureuse de tes pas de danse sur mon blog. Je reconnais ta délicatesse et ta perception. Tu me découvres telle que j'écrivais, tu me connais telle que j'écris aujourd'hui et notre rencontre,
nos étonnements mutuels sont aussi beaux que mon histoire de "fileuse". A bientôt. Suzâme



Guyot Olga 16/02/2011 06:59



Bonjour Suzâme,


Avoir tout donné, jusqu'à la déchirure, se retrouvée nue, sans recours, que de se cacher à nouveau....


Bises


Olga



Suzâme 17/02/2011 20:38



On ne peut pas éternellement se protéger des réalités. Retirer son masque comme pour accepter les violences de la réalité et raffermir les traits de son coeur trop longtemps vulnérable. Etre
soi... mais est-ce une évidence? Aujourd'hui, j'ai le masque à la main, je me cache ou me découvre suivant l'entourage. Quelle affreuse! Suzâme



Catheau 28/01/2011 23:30


Se vêtir pour regarder, se dépouiller pour donner : un texte sensible, merveilleusement illustré.


Suzâme 29/01/2011 22:36



Mystère, paradoxe de l'être qui vit sans filet. Donner jusqu'au vertige pour oublier ou écrire sur le fil...Suzâme