Cris du poète

Publié le 4 Août 2011

Un poète hurle à la mort

Est-il chien ou loup garou

Nul ne définit ici son corps

Bien que son âme s’ébroue

 

Pourquoi tant de cris dans la nuit

Que percent le nez de la lune

Et quelques astres que rien n’ennuie

Pourquoi cette alarme, sang de plume

 

Un poète hurle à la mort

Ses mots sont ses douleurs

Son cœur sans remords

se noie dans l’encre des pleurs.

 

Suzâme

(30/07/11)

 

N.B. Influencée par ma lecture assidue d’un poète connu sur nos blogs dont je vous laisse deviner le nom, je me suis lâchée moi aussi en écrivant ce poème-cri qui me ressemble peu.

A travers ce texte si noir et délirant, je pense aux êtres, aux auteurs qui survivent à coup de vers, sans même l’écho d’un sou dans leur timbale. N'est-il pas vrai que si on ne vit pas de poésie, on en meurt.Ils sont si nombreux sur cette planète à hurler en silence la poésie.

Rédigé par Suzâme

Publié dans #poèmes

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Catheau 06/10/2011 21:58



Le poète, Orphée, toujours et partout déchiré par les Erynies.



Suzâme 17/10/2011 20:09



Parfois, crier s'impose. Aucune indécence d'exister. Suzâme



Elo 10/08/2011 19:51



Un cri poétique pour les poètes et la poésie...


Les mots coulent par notre sang


Ils nous vident de nos tourments


Ils apaisent nos blessures


Explosent, sont parfois si durs


Ils méritent d'être lus


Car ils livrent notre vécu


Par l'art de la poésie


Du poète le seul ami


Bisous



Suzâme 21/08/2011 12:10



Merci de ce petit bout de toi, en vers et pour tous. J'ai été excessive en pensant aux artistes que leur oeuvre en gestation et en composition, perturbent, possèdent, torturent dans la solitude.
Et je ne pense pas seulement aux prisons du monde mais à celle qui est dans notre tête en l'absence de communication. Bisous. Suzâme



Claude17 05/08/2011 11:41



Le poète peut se plaindre et hurler à la Lune.


Il peut aussi boire la douce liqueur dans le calice de la vie.


Il peut également envisager le pire sous sa plume,


Ou goûter chaque instant de sa délicate survie.



Suzâme 05/08/2011 11:48


Bonjour Claude, Merci pour ton empreinte poétique sur ma plage. Il est rare que je m'exprime aussi démesurément mais je sais trop d'artistes et poètes en galère et si ce n'était qu'eux. J'irai te
voir bientôt. Suzâme


Arthémisia 05/08/2011 09:38



Pour éviter les bruits décrépits de la nuit, la voix du solitaire déchire l'horizon, avant qu'elle ne s'essouffle au cri du jour.


Il lui faut traverser la plaine rouge, l'hiver de marbre bleu et la montagne fantomatique, écraser les étoiles tombées sur l'asphalte, et rire de leur
embrasement même quand il pleut.


Tout juste pour pouvoir chanter la force de son terroir.


Comme un aigle.


 


Je reposte car mes 2 premiers comm. ont disparu. J'ignore pourquoi.


Amitiés


Arthémisia


 


 



Suzâme 05/08/2011 11:05


Bonjour Arthémisia, Je lis ton texte qui est un fragment de prose. J'aime ton écriture qui parfois dérange mes visions trop douces, tes contrastes, ton inventivité. Ce matin j'ai un problème sur
mon blog mes 840 commentaires postés depuis sa naissance sont invisibles, même les derniers auxquels je n'avais pas encore répondu. J'espère les récupérer. Ils me stimulent depuis le début. Merci
de ta visite. Je reviendrai poser mes ailes chez toi. Suzâme


Monelle 05/08/2011 08:00



Il est vrai que lorsque l'on écrit un poème c'est un peu de soi qui se livre, que ce soit dns un silence ou dans un cri !


Bonne journée






Suzâme 09/08/2011 18:54



Bonjour Monelle,


Même lorsqu'on transpose et exagère le trait, même lorqu'on imagine quelqu'un, quelqu'une qui écrit avec l'encre des écorchures. A bientôt. Suzâme