47ème salon Un partage de mots: Du vent à la lumière

Publié le 23 Août 2011

Le jeu du vent amusait les rideaux. Et j’étais là, encore paralysé par les premiers gestes du soleil qui venait me chercher. Savait-il l’état de mon corps épuisé par la vie ? J’aurais voulu caresser l’étoffe pastel, la toucher pour sentir ce délicieux effet de la brise si matinale.

Mais je restais comme aimanté à mon lit d’existence, braise sur les draps, rien qu’à l’idée de lumière, de couleurs, de parfums. Et ce voile qui dansait, m’attirait, me priait de venir, de tenter de vivre encore, de me lever, de m’élever, de m’élancer vers le dehors.

 

J’ai trouvé la force en mon âme encore si jeune, si nue devant l’espoir. Et je me suis lovée à la fenêtre immense, soudain miroir d’incendie. Le souffle du feu embrasait les ultimes brindilles.

 

 

Suzâme

(23/08/11)

 

 

Un partage de mots : Pour le 47ème atelier, nous vous proposons d'écrire un texte entre le début et la fin du livre "L’Enfant aux cailloux" de Sophie Loubière: "Le jeu du vent et du soleil amusait les rideaux." et "Le souffle du feu embrasait les ultimes brindilles."

 

http://partagedesmots.forumprod.com/

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Propositions d'écriture, autres défis

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Catheau 22/09/2011 08:12



Fascination des rideaux fatigués par le vent, le soleil et la pluie. Y dort le feu du cosmos. 



Suzâme 03/10/2011 20:27



A travers cette proposition d'écriture, l'imagination a pris sa place. Tout est possible. Je l'ai vu la beauté du feu prendre la nature à travers la fenêtre d'un être en fin de vie. Que de
visions. Suzâme



m'annette 24/08/2011 00:02



c'est  un exercice qui te va bien...
Bonne nuit à toi,


bises



Suzâme 30/08/2011 18:45



C'est un bonheur d'écrire, d'inventer, de transposer... pourvu que cela continue! Suzâme



FATHIA NASR 23/08/2011 19:23



Bonjour Suzane, un sublime partage des mots, bonne fin de soirée, bisous.



Suzâme 23/08/2011 20:43



Je me suis laissée emporter par l'introduction sans savoir qui m'éclairerait de l'intérieur. A bientôt. Suzâme



FATHIA NASR 23/08/2011 19:12







Nina Padilha 23/08/2011 13:14



Mazette ! Un mal-être aussi poignant...



Suzâme 23/08/2011 21:07



Bonsoir Nina,


Cette vision m'a possédée à cinq heures du matin. Je me suis levée car mon bloc m'attendait avec le début et la fin de phrase de Sophie Loubière. Et je n'ai pas prémédité la scène qui se termine
sur un incendie. Plus tard marquée par cette interprétation d'un moment grave de la vie, j'ai réalisé que ce dernier instant à la fenêtre devant les brindilles en feu étaient inconsciemment une
métaphore de l'insinération... A bientôt. Suzâme