Publié le 29 Avril 2016

Textoésies et vous : soleil et terre

Plaqué sur la joue du sol

L’irrésistible baiser du soleil

à la terre qui s’émerveille.

Ils sèment sans idole.

 

(28/04/2016)

 

*-*-*

 

Semis contestés

Pesticides à tout va

La terre bousculée 

Et même outragée

Qui donne malgré tout

Ses fruits d'or nourriciers

Parfois amers...

 

Marine D.

http://marinezou.blogspot.fr/

*-*-*

Incandescence voluptueuse

Sous tes baisers solaires

Moi, la Terre

Je fonds

Me vaporise

En haleine iodée

En brouillards mystérieux

De plages en volcans

De prairies en forêts

Nous deux, c'est

Pour la vie

 

Martine

http://martinemrichard.fr/blog/

*-*-*

Ils ressemblent à un immense étendard, 
les champs de nos campagnes
De brun, de vert et de jaune illuminés
Un subtil parfum flotte dans l'air
Malgré le thermomètre en baisse, 
le printemps présente ses promesses.

Jeanne Parisel

*-*-*

Lacs jaunes

en culture extensive

les champs s'ensolleillent

attendant le sourire de l'astre

timidement assoupi sur un lit de nuages

 

ABC

http://jardin-des-mots.eklablog.com/

*-*-*

Le soleil se tenait caché

Mais il enluminait le gris

Du ciel breton après la pluie

Les champs de colza rayonnaient

Souvenir d'enfance ébloui

Et leur parfum se distillait.

 

Lenaïg

http://leblogdelenaig.over-blog.com/

*-*-*

 

Trichotomie des couleurs

Jaune éclaté

Vert sombrant

Bleu oublié

Ne se mélangeant

Pas pour le spectateur

Mais ondulant sous le vent.

Lascivement.

 

Askelia

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #Textoésies

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Publié le 12 Avril 2016

QI QI QI

Dire que j’ignorais mes attraits

Et si j’entendais mes chants

QI QI QI

Aujourd’hui il me plait

De surprendre cet écran.

QI QI QI

Je me sens comme un druide

Un magicien en plumes

QI QI QI

Fini mes idées de suicide

Maintenant je m’assume.

 

(12/04/2016)

 

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #MONOLOGUES

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Publié le 2 Avril 2016

  • Accueille-moi comme avant, souffle le vent charmeur à la maison repliée
  • Il y a quelques mois, tu as claqué si brutalement ma porte et de façon si inattendue que tout mon corps de pierre a tremblé.
  • C’est la faute aux saisons. Parfois je ne suis plus le même. Oui, elles me transforment en fou des portes et des fenêtres. Et tu le sais qu’elles ne sont pas mes seules victimes. Questionne les arbres !

S’il te plait laisse-moi entrer !

  • Je t’en prie ! Cesse tes relances ! A cause de toi, moi aussi je ne suis plus la même. Ta violence a ébranlé ma confiance de douce maison. Depuis ta crise insensée,  je reste fermée au monde.
  • Je ne suis que le vent. A aucun instant je n’ai voulu être tempête. Et puis je ne suis pas seul à te demander de rentrer à nouveau dans ton cœur, dans ta vie. Que fais-tu du soleil qui lui aussi n’y était pour rien ?                                                                                                               Allez, douce maison, ouvre-nous ta porte !
  • Ah vent et soleil ! J’ai tant besoin de vous !

(28/03/2016)

 

 

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #petits dialogues ordinaires

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