Publié le 23 Mars 2012


013
Tableau d'Anélias.B
http://anelias.e-monsite.com/


Bonsoir à toutes et tous,

 

Un grand merci pour la constance et l'enthousiasme de votre lecture, votre soutien et vos inscriptions à notre nouvelle communauté "Textoésies et vous".

Vive notre  printemps !

 

 

Je pars demain matin à l'aube pour une semaine dans le Cotentin, retour prévu le 2 avril. Pendant ce magnifique séjour dans le Val de Saire, à quelques kilomètres de Cherbourg, je ne pourrais ni publier ni commenter.

 

J'emporte quelques magazines littéraires et "Vers rêvés" de Catheau, des "nouvelles" de Hauteclaire sur mon livre numérique que j'utilise parfois pour écrire la nuit.


Je cueillerai quelques galets, source de ma poésie et contemplerai la mer jusqu'à l'ivresse. Me pardonnerez-vous de ces excès?

 

Cordialement.

 

Suzâme

(23/03/12)

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #lettres ouvertes

Repost 0

Publié le 22 Mars 2012

Boutons d'or, jonquilles

Envie de lumière

Don du soleil

 

Suzâme

(18/03/12)


Crocus Violets

sur herbe nouvelle
Printemps aux Aguets

Catheau
http://ex-libris.over-blog.com/


Pétales lumière
Rayons en corolles
Soleil en bouquet!

Hauteclaire
http://hauteclaire.over-blog.com/article-textoesie-et-nouvelle-communaute-101784447.html



Doucement, elles déploient leurs pétales
comme étourdies par tant de douceur.
Embuées de rosée,
Fleurs de printemps,
vous ramenez les couleurs du temps.

Fauvette
http://olga.au-coeur-des-mots.over-blog.com/article-textoesie-101807500.html




Anémone étoilée
Jupon soyeux
Coeur de miel

Plume
http://demauxenmots.over-blog.com/article-lumiere-des-fleurs-101795269.html


Sous le mimosas en fleurs
Les yeux d'Albertine n'avaient cessé d'étinceler
Devant son sorbet au citron.


...très librement interprété de la Recherche du temps perdu de Marcel Proust!


Arthémisia
http://corpsetame.over-blog.com/
 


Corolle qui s'ouvre

Âme qui découvre

Mars se retrouve

 

   

Esclarmonde 
http://luniversdesclarmonde.eklablog.com/textoesies-poemes-en-resonnance-a44883403

Envie de mimosas
De lauriers roses
Dansant au vent d'Autan...


Nina
http://www.leschaisesdenina.com/

Belle violette discrète

offerte à l'amour secret

cachée dans son écrin.

Evajoe
http://www.rencontre-avec-ma-poesie.fr/article-allez-j-ose-101958146.html
 


Et les muscaris perçaient dans le jardin...

Et l'amaryllis fleurissait dans son jardin de verre...

Et chaque jour, la température des mots montait...

 

Pivoine
http://quartzrose.canalblog.com/  


Les violettes ne me vont pas

Leur parfum ne dure pas

Je préfère les mimosas

Pascale-Madeleine
http://www.pascale-madeleine.com/

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Textoésies

Repost 0

Publié le 20 Mars 2012

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Textoésies

Repost 0

Publié le 17 Mars 2012

Je ne suis ni une artiste ni une auteure mais j’ai vécu hier et quelques jours avant, la préparation et l'appréhension de cette belle soirée, cette émotion qui remue comme un fœtus et dans la tête et dans le ventre. Les heures s’accélèrent jusqu’à devenir des minutes puis des secondes et c’est le commencement.

 

Dans ce lieu ouvert à tous, il n’y a pas d’estrade. Façon cabaret, nous installons quelques tables rondes et sièges supplémentaires pour accueillir, de 20 à 50 personnes invitées et parfois intéressées par la programmation mensuelle de l’Agora, maison citoyenne de la ville de Nanterre.

 

Le public est venu petit à petit alors que nous nous occupions à nous placer. Qui nous ? Les poéViennes et PoéViens, une bonne douzaine. Important d’être les uns avec les autres, les uns près des autres lorsqu’on va assurer une soirée qui est un événement. Chacun se met à l’aise et regarde le chapelet d’invités, d’initiés ou de découvreurs s’asseoir et attendre la présentation, la remise des prix, la chanson, les poèmes, le conte…le programme est distribué et tient recto-verso, s’il vous plait. Les regards se posent, interrogatifs et parfois déjà confiants.

 

Je passe sur notre présentation enjouée, assurée en duo avec une belle complicité pour dire un mot sur notre première remise des prix et la lecture des poèmes des primés. Ce fut un moment crucial, un échange plein d’enthousiasme avec les auteurs qui a augmenté cette année notre public.

 

La première partie de la soirée, après la chanson assurée par mon amie Pascale Locquin link à la voix émouvante, avec la lecture des poèmes des adhérent(e)s et des amis de la Poésie a été formidable, d'une belle intensité. Ainsi j’ai écouté comme une musique intérieure les trois voix qui ont porté les poèmes de Catheau link, Anne link, et Nina link.

 

L’univers d’un conte «Jeannot et l’Ogresse» raconté avec magie, puis la seconde partie avec des poèmes d’auteurs, de Prévert, Queneau, Marc Alyn et d’autres.  Connaître le bonheur de lire à voix haute des textes qui dormiraient dans les livres que l’on referme après lecture, c’est les sortir de leurs lignes, de la feuille qui les protège. En quelque sorte, ils naissent ailleurs, dans un autre corps et résonnent dans l’espace, captivent quelques oreilles distraites ou encore envahies d’actualités et de bruits cacophohiques.

Un bonheur entier sans coquille, vif comme l’instant propice, une grâce.

 

Suzâme

(18/03/11)

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Billets (Livres, cinéma, Théâtre, expo etc...)

Repost 0

Publié le 15 Mars 2012

Bonsoir à toutes et tous,

 

Ce moyen d'écrire, d'exprimer immédiatement méditations, pensées,  états d'âme, de la blessure à la contemplation, m'est venu en marchant muni de mon téléphone portable. En trois lignes, aux aguets de chaque saison, une photo ou un textoésie...


Je ne peux pas rester seule en poésie. La beauté est immense et l'absolu est parfois meurtrier. J'ai tout d'abord échangé avec quelques ami(e)s poètes, puis j'ai publié sur mon blog... et j'ai osé demander à l'un(e), à l'autre un numéro de portable pour partager spontanément l'instant poétique, le lieu...

 

Ecrire en marchant... C'est le seul contexte où je favorise la saisie d'une main alors que je défends chez moi l'écriture manuscrite, les brouillons sur les blocs, carnets et cahiers. Notre calligraphie primaire n'est-elle pas la radiographie de notre intimité d'auteur? Elle compte pour la génèse d'une oeuvre à naître. Chaque jour notre technologie nous forme, à notre insu, à l'oublier.

 

Je vous remercie de tout mon coeur de me rejoindre. Cordialement.

 

Suzâme

(16/03/12)

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #lettres ouvertes

Repost 0

Publié le 15 Mars 2012

  link

 

Parcours d’écriture

 

Semer un questionnement le long de cinq rencontres et nous sommes deux avec Anelias link , sans outillage de jardin ni formation particulière à la récolte. Créativité et passion de la poésie à partir de notre perception inciteront un groupe constant à l’expression.

 

Sur place, nous n’imposons pas d’écrire des vers. En quelques instants, il s’agit de rentrer en soi-même à l’oubli d’une journée paradoxale face à cette méditation soudaine.

 

Où sommes-nous ? Qui sommes-nous ? Les mots fusent ou se retiennent. J’aime ce partage de plumes et le bruit de la dernière ligne, puis le silence de l’accouchement  sur le papier. Ah pouvoir regarder chaque visage expressif et écouter la voix  du nouveau né !

 

Parcours de lecture

 

Chacun des participants à l’aventure, à la rencontre du Printemps des Poètes est invité à rechercher des poèmes ou de la prose correspondant au thème national. Cela demande plus de curiosité et de temps. Nous y contribuons mais c’est Françoise Valencien link, auteure de brèves, nouvelles très courtes, qui pour avoir connu des poètes et les connaître encore, être abonnée à des revues poétiques depuis de nombreuses années, nous donne à découvrir des poèmes d’auteurs plus contemporains qu’elle suit recueil après recueil. Quelques uns : Bernadette Throo link, Hervé Lepage, G. L. Godeau link, Danièle Corré link

 

Comité de lecture

 

Après quelques mois d’échanges, nous réunissons les textes. Une cueillette abondante et soudain un bouquet débordant.

 

Allons ! Un peu d’ordre, Suzâme ! Il suffit d’un index de deux pleines pages aux titres inspirés. Nous sommes cinq et cette année inaugure notre concours de poésie grâce à l'initiative et l'impulsion de Jean-Paul Villermé link. La griserie d’ouvrir chaque enveloppe précieuse, de dévoiler leur contenu, un trésor sans nul doute, de lire un poème anonyme, de s’en imprégner dans le silence et reposer l’enveloppe dans une sorte de pioche pour chacun d’entre nous…

 

Sous le signe de l’ouverture, j’ai proposé des poèmes d’amis, d’aminautes comme Nina link , Catheau link, Anne Le Sonneur http://www.anne-lesonneur.com/. Figurant sur le site du Printemps des Poètes, notre concours a également attiré d’autres plumes par messagerie.

 

C’est un moment intense qui nous mène au choix. Nous nous rejoignons dans nos goûts et parfois défendons un texte très ressenti. C’est une chance et surtout pour moi un chemin commencé il y a vingt ans vers les autres pour une poésie qui s’écrit et qui se dit, qui se partage.

 
Préparation, distribution de lecture de textes, répétion


Je ne me suis pas longtemps sentie seule. Mes acolytes sont venus partager les fruits de ce beau jardin d'enfance. Quel plaisir! Quel gourmandise que la mise en bouche d'un écrit! Nous étions tous d'accord. Première récompense : chacun lit ce qu'il a écrit. Mais après il reste les poèmes, la prose d'autres auteurs qui ne seront pas là: notamment Tibicine link  chez les PoéViennes, quelqes aminautes souhaitant rester anonymes ou trop éloignés de Nanterre, également les auteurs inoubliables, incontournables dans ce thème comme  Raymond Queneau, Jacques Prévert mais encore d'autres comme Hisajo Sugita  et Chiyo-ni à découvrir pour leurs haïkus.

 

   
rogrammation de la soirée

 

   A mes yeux, Anélias link est une magicienne, spécialiste de puzzles, des patchwork, de diaporamas. Elle est aussi poète et artiste-plasticienne,  créatrice de mondes. Pour nous, de cette mosaïque composée de tous ces écrits sélectionnés par notre jury, elle a tissé le sens des mots qui se feront de notre programme un ruban d’enfances.

 

Participeront l'assocation Parole vole link  pour un conte "Jeannot et l'ogresse"  et Pascale Locquin link, auteur-compositeur-interprète.

 

Suzâme

(15/03/12)

link

 

 

 

 

A suivre  : Printemps des Poètes « Enfances » : J + 1

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Billets (Livres, cinéma, Théâtre, expo etc...)

Repost 0

Publié le 14 Mars 2012

Samedi, j'étais présente à une manifestation culturelle de l'Association "Femmes solidaires" à Nanterre lorsque deux danseuses apparurent. Elles m'ont inspirée ce premier textoésie que j'ai transmis dans l'après-midi à mes soeurs en poésie. Je publie leurs échos ainsi que celui de Malika que je ne connaissais pas et à qui j'ai expliqué ce qu'était un "textoésie". Elle aurait voulu que le monde entier soit informé de ce moyen de communiquer en poésie. Pour elle c'était formidable! Cela m'a touché. J'ai même envisagé de créer une communauté "Textoésies". Cela demande réflexion tant l'engagement est important. Cela donnerait une ouverture à nos échanges merveilleux. N'hésitez pas à vous exprimer.

 

Danse du ventre

et le monde s'éveille

sous un nouveau soleil.

Suzâme

 

 

 

Au soleil de la révolte

Le cri des you-you

par-delà le fracas des armes.

 

Catheau

http://ex-libris.over-blog.com/




Le soleil dansera dans les yeux.

Prunelles, aube nouvelle.

Un monde enfant naîtra.

 

Hauteclaire

http://hauteclaire.over-blog.com/


 

Astre solitaire et sensuel

émouvant mouvement.

La courbe infinie

invite

- du geste à l'écriture -

à garder

son sercret.

Magali

 


Onduler, balancer, virevolter

Courbes à l'infini

L'astre solaire réveille

la femme éternelle.

 

Malika

 

 

Grâce, sensualité,

Parfum de jasmin, de fleur d'oranger

La femme célèvre l'amour et la vie.

 

Plume

http://demauxenmots.over-blog.com/



Cheveux au vent,

Regard profond,

Danse des fées

au coeur de vie.

 

Elo

http://www.confidences-libellule.com/

 

 

 

Femme magique,

Aux yeux d'angélique,

rêveuse.

Tu ouvres les bras

et tu nous donnes l'éternité.

 

Fauvette

http://olga.au-coeur-des-mots.over-blog.com/

 

Danse pour renaître

Pour un monde nouveau

Où le soleil

Dansera avec nous.


Esclarmonde
http://luniversdesclarmonde.eklablog.com/

 

La femme

un Être revêtu de chair

venu expérimenter la courbe.

Adamante   

http://www.adamante-images-et-reves.com/article-etre-femme-une-enigme-101274715.html  


Dans son ventre j'ai palpité

elle s'est vidée de moi

et m'a rempli du monde .

Tilk
http://tilk.over-blog.com/

 



Oh! dis-moi encore tes dix petites lunes

dansant en plein soleil

sur mon ventre fruit.

 

Arthémisia

 

http://corpsetame.over-blog.com/


Qui te fais danser ma belle?

Toi, avec le printemps,

Le renouveau est arrivé.

 

Covix-Lyon

http://www.covix-lyon.net/article-textoesies-1-102043093.html

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Textoésies

Repost 0

Publié le 9 Mars 2012

Entre deux cils, le temps s’effrite puis s’écroule dans un effondrement silencieux.

 

Il y a maintenant deux mois, personne ne soupçonnait son cataclysme même lui ne l’avait pas vu arriver. Plus d’aptitude à vivre et pas encore de connivence avec la mort qui pourtant l’évinçait. Comme absorbé par un tourbillon, douleurs après vertiges, il s’était fait posséder, envahir.

 

La vie était devenue infecte, plus proche d’un virus que du soleil. Cela avait débuté avec la nausée, un dégoût des choses, même des roses que son épouse disposait sur cette table ovale, inlassablement.

 

Les mots ne rebondissaient plus comme ricochets sur son fleuve cérébral. Sans amour, leur chambre se fanait.

 

Pendant qu’il s’échouait, sans appétit, sans ivresse, perdu dans ses confins, sa femme Alexiane recevait de temps en temps leur amie Gwladys qui s’inquiétait de la chute de Denis et des tourmentes qui perturbaient sa meilleure amie. Ses mots étaient durs. Qui aurait affirmé qu’ils étaient injustes ?

 

« - Dis-le, Alex, que malgré son naufrage où heureusement il ne te fait aucune place, tu persistes à t’occuper de lui, à le laver, à lui parler, et je le devine, à le bercer avec tes chansons jazzy ! Mais enfin ! Réveille-toi ! Il ne te voit plus. Cela fait combien de temps maintenant ? »

 

Quelques sanglots, torrent du cœur, pour toute réponse et pour ne pas sombrer, de suite, un revirement d’humeur :


« - Pendant que Vivien dessine  et s’invente des vies, viens dans ma cuisine déguster un peu de thé noir de Ceylan pour changer et écoutons un peu de musique ! Je ne veux pas m’écouter. Je ne peux pas me le permettre et tu le sais. »

 

Alex ne laissait rien paraître. Une protection de chaque instant bien qu’en présence de Gwladys, une légère fissure, creux du chagrin, s’incrustait non loin du rimmel. Rien de conséquent, d’alarmant par rapport à son questionnement, ses insomnies, sa solitude. Elle sélectionna un 33 tours de sa collection. Elle adorait rassembler les thés, les livres, les disques, les cartes et les fleurs. Mais c’était plus difficile pour les mots. Elle s’était mise en tête de chanter avec son amie. Alors elle prit un disque d’or de la chanson française reliant Montant, Mouloudji, Brel, Ferré, Barbara, Gréco et Nougaro qu’elles abordèrent avec bonheur sur «Ah tu verras, tu verras… ». Une complicité infinie qui les dissipèrent au point d’oublier Denis dans son obscurité et Vivien installé non loin.

 

Pendant qu’elle s’évadait de sa maison aux invisibles ruines, le fils de Gwladys s’était assis sur un tapis magique avec sa boîte à crayons et ses feuilles de rêves qu’il emmenait partout. Bien sûr qu’il n’était plus dans la chambre sinistre, fermée sur l’ailleurs. Son esprit à lui s’envolait instantanément, au premier mot, au premier dessin comme un oiseau enchanteur. Normalement, il ne savait rien de la survie de Denis. Sa mère ne lui rapportait jamais les histoires des grands surtout lorsqu’elles étaient sombres à mourir.

 

Comme si de rien n’était, il s’approcha du radeau, du rescapé dont il frôla la barbe hirsute et grisonnante, remua sa large et molle main abandonnée dans le vide puis s’en retourna sur son coin à lui. Il parlait au personnage qui venait de naître d’un trait de couleur :


« - Je sais qu’t’es pas mort et qu’t’as même pas peur… on dirait que tu croises des cauchemars mais tiens pour te délivrer, voilà un chien… un chat… un arbre… une fleur… »


Et tout en coloriant, Vivien parlait. Chacun de ses mots atteignait Denis l’Epuisé qui enfin grognait et marmonnait sous ses draps de fantôme.

 

Le petit continuait son histoire. Pour lui, tout se réalisait du tapis à la fenêtre et partout dans cette pièce qui se métamorphosait.

 

« - on dirait qu’il y a la mer et un immense coquillage avec une porte et une lucarne comme un phare juste pour laisser rentrer le ciel … »

 

Tremblant de tous ses membres, de toute son âme, se sentant interpellé peut-être, le presque moribond fit un commencement de signes au petit homme de lumière. Il s’assit mollement contre ses oreillers avachis et d’une voix rauque, bégayante, tenta quelques premières paroles suspendues à l’air confiné d’une chambre qui comme lui enfin s’éveillait  :

 

« - Viens encore me voir !… T’as raison, je n’suis pas mort. Je n’ai plus peur. Raconte-moi ton histoire de coquillage… Reste encore un peu… Maintenant d’ici, je vois, j’entends la mer… »

 

 

 

Suzâme

 

(8/03/12)

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Autres écrits

Repost 0

Publié le 6 Mars 2012

Si tu veux rester sage

Ne te barbouille

            Ni du rouge de la colère

Ni du bleu de la paresse

Refuse de porter couronne verte de l’orgueil

Et ne tète point le sein blanc des mères qui n’est que luxure !

 

Si tu veux rester sage

Ne te barbouille

            Ni du mauve, Guy, ce serait gourmandise

            Ni du rose des fleurs qui parfument l’envie

Rejette les grises pièces d’or de l’avarice.

 

Suzâme

(6/03/12)

 http://papierlibre.over-blog.net/article-nouveau-theme-de-juliette-100514586.html

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Propositions d'écriture, autres défis

Repost 0

Publié le 6 Mars 2012

2ème interprétation de mon rêve pour répondre au commentaire d’Arthémisia: si j’oublie le lieu où je travaille, c’est que je suis complètement détachée du trajet de mon domicile à mon site professionnel. Le rêve confirme la réalité en me rappelant que je n’ai plus de lieu de travail.

 

 

3ème interprétation. Que peut signifier cette absence de mémoire, ce blanc total ? Seulement un détachement ? Et cette détresse, cette panique qui surgit dans l’effroi du néant?

Dans mon rêve, tout au début, je pars normalement à mon travail dans la confiance d’un trajet familier. Cet oubli brutal est une séquence violente et silencieuse d'une déconnection imprévisible au réel qui, selon moi,  m'avertit de mon abstraction grandissante.

 

En suspendant ma mémoire sur ce contexte précis, le trajet professionnel  lié à ma vie actuelle, cette vision m’alerte et me confirme mon présent statut. Celui d'être au chôme-âge. L'information n'est pas assumée alors elle désoriente. Il suffit de ne plus trouver le chemin du travail, perdre la mémoire de ses pas…

Cette absence évite ou enfouit tout sentiment d'exclusion. Pourtant, ici, je comprends que la ville est indifférente aux chôme-heures.

 

Depuis j’ai  plutôt conclu que mon rêve m’alarmait sur mon décrochage. Alors, plus qu'hier, je m'élance et me lance à l'assaut de ma réalité. En fait je ne recherche rien, je vous assure, je propose... compétences, espoir etc...

 

Merci pour votre présence, pour votre écoute au-delà de nos blogs.

 

Cordialement.

 

Suzâme

 

(6/03/12)

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Ecrits intimes

Repost 0