Publié le 31 Octobre 2011

 

« Ce matin comme tous les matins, je prends le Figaro, je le déplie rapidement et découvre avec consternation que mon portrait se trouve à la Une… »

 

 

FLAGRANT DELIT

DE POESIE

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Article : Après l’alerte d’il y a maintenant deux semaines lancée par le Ministère de l’Intérieur, la suspecte a été enfin arrêtée. Elle se serait livrée alors qu’elle tentait de changer nos vies.

Rappel des faits. Le 10 octobre dernier, une femme complètement inconnue déclama une anthologie complète de poésie sur les toutes radios et télévisions en un programme unique, imposé à tous. Le gouvernement a exigé toutes les compétences, des Renseignements à la Police en passant par la Gendarmerie et les Détectives afin de retrouver cet être incontrôlable à partir de sa voix. Le ministre de l’intérieur interrogé à la sortie de l’Elysée a déclaré «Nous considérons son intrusion comme un danger pour la nation et surtout pour les esprits les plus vulnérables.

Cette femme doit s’expliquer. Sera-t-elle entendue ? Avant d’être jugée pour violation du système médiatique régit par l’état, elle séjournera seule à la Bastille dont nous vous rappelons la récente rénovation.

Elle n’aurait donné qu’un nom : Suzâme.


Direction de l'information

(31/10/11)

 

 

Croqueurs de mots - défi N° 67  proposé par Enriqueta    : Médias - Votre portrait avec photo à la une de votre journal habituel.

 http://c-estenecrivantqu-ondevient.hautetfort.com


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Rédigé par Suzâme

Publié dans #DEFIS CROQUEURS DE MOTS

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Publié le 28 Octobre 2011

 

Une fille pleine d'amour 

(nouvelle)

Note: Cette histoire est destinée aux adultes

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Son métier ? Répondre aux attentes de quelques êtres en perdition. La vie lui a donné un corps aux formes inouïes, une poitrine laiteuse au galbe de mère italienne aussi lisse que la tendresse, des hanches de  violoncelle, des fesses si fermes, si rondes, qu'un de ses intimes les appellent les collines de la volupté.

 

Elle ne se plaint pas de son poids qui est celui de l'amour qu'elle offre et c'est sa mission, aux solitaires, aux exclus, aux victimes de la  vie.

 

«  - Et ne dis pas que tu es malade ou encore que tu es paralysé, mon ange! Je veux ne voir en toi que l'homme que tu es. D'ailleurs, sais-tu mon chéri que le désir pousse d'abord dans la tête. Je me ferai buisson de ta tentation pour ta sainte verge... »

 

Mais cet être trop discret, pourtant chez lui, dans son studio impersonnel, lui réplique impulsivement :

«- Tu vois bien que je ne suis qu'un légume! N'insiste pas ! Ta danse du ventre n'allumera pas mon ardeur. Je suis comme mort depuis sept ans, depuis mon accident... »

 

En même temps qu'elle se dénude totalement, qu'elle s'approche, l'effleure, l'embrasse, elle continue leur conversation d'alcôve improvisée, parce que, le sait-elle, pour lui, c'est la première fois depuis son calvaire.

 

« - Justement, je vais te le prouver : tu es, tu as encore une nature. Pour cela regarde-moi, sens mon corps qui te chevauche librement. Te rends-tu compte, mon p'tit chou ! J'ai de l'amour rien que pour toi ! A moins que tu préfères que j’intellectualise mon chéri. Alors dans ce cas, je te sors de suite une surprise de ma panoplie… tiens, pourquoi pas un Georges Bataille ?»

 

Mais lui n'en démord pas. Il ne s'aime pas et n'aime personne. Il doute de son organe. Le surnomme sa limace. D’ailleurs, Lui, a-t-il un nom? L'acte n'est nominatif que sur la facture. Il sait seulement qu'elle se surnomme Nouchka. Il sait seulement que sa beauté lui donne envie de pleurer. Mais il ne lui dira jamais, il y a va de sa dignité. Il préfère l'insulter:

 

« - Tu n'es qu'une P...

Une perle, oui, et maintenant tais-toi! Laisse-toi vibrer sous un premier baiser bien placé, puis sous le suivant, si parfumé ! En un instant, tu surgiras... »

 

Il ne voit que ses rondeurs, ne sent maintenant que sa chair épanouie sur lui, l'immobile, sur lui qui se laisse faire soudain sans honte, les yeux fermés jusqu'à sa métamorphose en mâle au sommet de lui-même..

 

Et ce n'est pas fini, lui murmure-t-elle au creux de son oreille épuisée.

 

Elle revêt son peignoir couleur vanille au parfum envoûtant, invente une mouvance devant lui, pour lui,  tourbillonne encore rien que pour lui qui lui sourit enfin de son lit surélevé. Elle l'embrase à nouveau de ses bras, l'entoure de ses cuisses en flammes et lui parle, à lui, cet inconnu avec une voix qui regarde, un regard qui révèle, qui relève cet homme qu'il enfermait en lui. 

 

Avec pourtant audace et persévérance, Nouchka réalise que sa silhouette pourtant féline ne suscite pas l’érection de son patient. Alors sans le prévenir, cette fois-ci, en sourdine, elle joue sa modeleuse, laissant tout son talent à ses mains expertes en délicatesse jusqu’au jaillissement.

 

Qui est Nouchka? Une visiteuse d'amour ?

 

Qu’importe ! Elle seule éveille les sens d'une simple caresse de fleur.

 

Suzâme

(20/10/11)

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #Ecrits d'Eros

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Publié le 27 Octobre 2011

Je vous parle

 

            D'une terre que le vent

            Frôle, caresse

            Lorsqu'il est tendresse

 

            D'une terre que le vent

            Secoue, brutalise

            Lorsqu'il est hantise

 

Je vous parle

            D'une terre que la vie

            Goûte, désaltère

            Lorsqu'elle est printemps

 

            D'une terre que la vie

            Dénude, affame

            Lorsqu'elle n'a plus le temps.

 

Suzâme

(22/10/11)

 

 

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #poèmes

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Publié le 27 Octobre 2011

 

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Poussières de soleil

Premiers signes du désert

Où l’âme se retrouve

Au rythme de ses pas.

 

 

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La terre s’est essoufflée

Fatiguée de patience

Aucune fragilité. Aucun rêve

Au rythme de sa vie.

 

 

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Poussières de couleurs

Premiers éclats, jouissance

Et l’âme se perd

Au rythme de l’univers.

 

Suzâme

(25/10/11)

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #Promenades, rencontres

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Publié le 27 Octobre 2011

DSC00437.JPG

 

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La terre s’est essoufflée

Fatiguée de patience

Aucune fragilité. Aucun rêve

Au rythme de sa vie.


DIVERSOC2011-038.jpg

 

Poussières de soleil

Premiers signes du désert

Où l’âme se retrouve

Au rythme de ses pas.

 

 

DSC00437.JPG

Poussières de couleurs

Premiers éclats, jouissance

Et l’âme se perd

Au rythme de l’univers.

 

Suzâme

(25/10/11)

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Publié le 27 Octobre 2011

camargue-008.jpg

 

Tendres juments

 

Elles attendent fantômes

Auprès d'un arbre dénudé

Cavaliers de l'éternité.

 

Elles s'étonnent du vent

Auprès d'une rivière asséchée

Avides de quelque don juan.

 

L'une s'évade avant la manade

Ivre de vie, libre de rêves

Sauvant son âme de nomade.

 

L'autre s'étend comme femme

Eve de vie, fille de sève

Lissant sa crinière de flamme.

 

(23/10/11)

 

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Licornes au galop

Blanches déesses de l’osmose

Crinières de tendresse

Caressées par le vent.

 


(26/10/11)

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #Promenades, rencontres

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Publié le 27 Octobre 2011

 

Garrigue

 

Mots secs et chauds

Galops

Licornes de lumière


 

Garrigue

Mots sûrs et beaux

Galops

Purs sangs que libèrent

 

           La vie.

 


(22/10/11)

 

 

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Le long de la garrigue

Quelques signes sans mots

Empreintes du soleil

Epris du silence.

 



(24/10/11)

 

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Ecume d’écriture

 

Surprendre les étendues

à l’encre de sel

Ecrire sur le sable

l’infini du ciel

Rejoindre la table

de la poésie entendue.

 

                Là, dans le silence.               


(22/10/11)

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Fr.freepik.com 

 

 

Deux hérons sur la plage

Que le soleil éclaire

Se parlent de paysages

D'un été qui n'en a plus l'air.

 

Ils avancent l'un vers l'autre

Pas de danse sur l'eau

Une souche d'arbre pour apôtre

De leur amour qui n'ose que le beau.

 

Suzâme

(22/10/11)

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Rédigé par Suzâme

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Publié le 25 Octobre 2011

Les mots se brisent

Vers désertés

Toutes couleurs inertes

 

L'âme suspend ses notes

Regarde son silence

Corps lointain

 

Secrète douleur

Vers décomposés

Toute envie muette

 

Mais chaos n'est pas mûr

Vers en sursis

Braise en alerte

 

Ego n'est pas mort

Vers alarmés

Poésie dans la main

 

Suzâme

(22/10/11)

 

Ce poème envoyé en texto à Arthémisia a engendré une question avec un poème et ses commentaires. Qui est Alter? Je vous invite à nous lire sur son blog : http://corpsetame.over-blog.com/article-1534-ronde-de-nuit-87073503.html

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #poèmes

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Publié le 25 Octobre 2011

DIVERSOC2011-039.jpg

 

 

 

Ici


Le ciel de grisaille

prépare ses épousailles

avec le ventre docile

de la mer.

L'eau se laisse

embrasser par les nuages.

 

Suzâme

 

Vers le sud, le 23/10/11

 

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Ici

Le ciel alourdit les paupières

La lune est un peu moins brune

Des rêves vont naître portés d’un espoir

Un demain passionné, un ami à revoir.

 

Tibicine

 

 

24/10/11

 

 

Tibicine, femme et poète a publié «A fleur de Femme» : 

http://tibicine.over-blog.com/

Commande :

http://www.edilivre.com/doc/20421

 

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Rédigé par Suzâme

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Publié le 25 Octobre 2011

A vous,

 

Je reviens à Nanterre avec l'âme en retard. Je suis en décalage. Là-bas, nous avons tourbillonné au gré des paysages et des villes. 3 jours, c'est si peu pour avoir un vrai regard sur cette région dans laquelle je me suis attardée pour la première fois. Dans un rythme soutenu, nous avons visité:

 

Nîmes, si vaste et toute en travaux hélas. Je n'avais qu'un but, me rendre aux arènes, elles aussi en pleine rénovation. Nous y retournerons dans quelques temps, mieux préparés.

 

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http://www.ot-nimes.fr/

 

 

Sète, avec son port très encombré d'importants bateaux de plaisance, encerclé de restaurants en vive concurrence mais aussi avec ses vieilles ruelles montantes, leurs couleurs et leur résonnance. J'ai rendu visite à notre ami Brassens si bien photographié par Doisneau.

DSC00500.JPG

 

http://www.ot-sete.fr/

http://www.radiobrassens.com/archives/174)

 

Arles, m'a séduite, j'y serai restée des jours, prise d'une soif effrénée de découvertes, impatiente, pressée comme une parisienne, je le reconnais. Je m'y sentais bien. Là aussi, j'y reviendrais. 

 

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http://www.arlestourisme.com/

En dernier mais ce sont les étendues à Saintes-Maries-de-la Mer qui m'ont le plus inspirées.

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http://www.saintesmaries.com/

      Cette page pour vous situer nos pérégrinations dans cette belle région du Languedoc-Roussillon nourries de vignes mais aux garrigues sans fin.

Une seconde suivra dans quelques jours avec des poèmes et d'autres photos en correspondance.

C'était un retour presque laconique alors que j'ai la tête pleine de poésie, alors que j'entends encore le galop des licornes... A bientôt, chez vous, chez moi... 

 

Suzâme

(25/10/11)

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Rédigé par Suzâme

Publié dans #Promenades, rencontres

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