Publié le 29 Septembre 2011

Avait-il un nom pendant l’enfance

Il sentait, courait, chantait.

Maman parlait de l’insouciance

Pendant que je le cherchais, il se cachait.

 

Plus tard, je l’ai senti au fond de moi

Face au premier regard couleur de rêve

Je me confiais sans cesse dans la joie

Pendant que je le tissais, il était sur mes lèvres.

 

Maintenant, il s’étire sur mon âme

Face au dernier jour, saveur d’éternité

Je me donne à lui comme une flamme

Pendant qu’il entoure mon corps âgé.

 

A-t-il un nom celui que j’enfante

Il sent, se blottit dans l’attente.

Je lui parle de souvenance

Pendant qu’il cherche, j’avance.

 

Suzâme

(26/09/11)

 

Thème des Jeudis en Poésie Croqueurs de Mots : le fil

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Jeudis de la Poésie

Repost 0

Publié le 27 Septembre 2011

L’âme est cet oiseau

Qui écrit sur l’eau.

 

Le corps est cette pierre

Qui recrée la chair.

 

Le cœur est cette rose

Qui magnifie les choses.

 

L’être est un rêve

Que réalisent nos lèvres.

 

Suzâme

(26/09/11)

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #poèmes

Repost 0

Publié le 27 Septembre 2011

 

gouttes-16.jpg

 

http://doque.overblog.com/10-categorie-10273870.html

 

Deux larmes pour une chaîne

Mille âmes pour une peine

Frémit dans le silence la clôture

Derrière s’embellit la verdure.

 

Deux larmes pour l’horreur

Mille âmes sans ailleurs

Sèche le sang des barbelés

Derrière se souviennent les bleuets

 

Suzâme

(26/09/11)

 

http://partagedesmots.forumprod.com/portal.php

 

Consigne : que vous inspire cette photo.

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Propositions d'écriture, autres défis

Repost 0

Publié le 25 Septembre 2011

C’est une femme heureuse qui rentre chez elle. La joie d’ouvrir son sac d’un cuir flamboyant, de saisir son trousseau de clés presque tintantes, de retrouver sa vraie vie derrière la porte, celle qui la sépare des yeux du monde.

 

Une fois rentrée, déchaussée, déshabillée jusqu’à son magnifique soutien gorge satiné, elle ne dit rien et se dirige comme une danseuse vers l’alcôve.

 

Il est là. Aussi présent qu’un vase de chair avec des bras et l’attend elle, la célibataire. Nul ne le sait, indifférence des paliers.

 

Dès qu’elle le revoit, elle devient euphorique, se sent belle, oublie ses codes, sautille tout en s’approchant de lui et rôde son grand jeu pour éveiller l’amant. Plus de solitude. Plus de miroir à grimaces.

 

Il est là. Sa petite folie, son rêve musclé, son désir d’aimer… Elle s’installe près de lui, se love contre lui qui remue à peine auprès d’elle qui s’embarque pour l’amour.

 

Mais chaque fois, c’est pareil. Elle s’élance, brûlante d’initiatives et lui donne sa fièvre. Le temps n’existe plus qu’aux rythmes de ses hanches à elle, aux sons de ses soupirs.

 

Qui est-il ? Que fait-il, discrètement éclairé par la lampe fleur ? A-t-il un cœur ?

 

Tandis que la nuit envahit l’espace intime de tout son silence, elle s’endort sur son corps froid comme une matière présente, passive, consentante.

 

Il est là. Nul ne le sait.

 

Suzâme

(6/09/11)

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Ecrits d'Eros

Repost 0

Publié le 25 Septembre 2011

L’amour est un arbre vivant

Il donne chacune de ses branches

Au ciel vierge qui s’épanche

 

L’amour est un arbre vivant

Il livre son corps, se déhanche

face au ciel rose encore étanche

 

L’amour est un arbre vivant

Il s’effeuille, s’élance, effleure

Le ciel rouge encore ailleurs

 

L’amour est un arbre vivant

Il s’étire, soupire telle une fleur

Sous le ciel blanc touché au cœur

 

Suzâme

(25/09/11)

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Ecrits d'Eros

Repost 0

Publié le 22 Septembre 2011

Son corps est de pierre

Statue d’une île imaginaire

Il s’est renversé sur le sable

Son visage jusqu’aux pieds, incassable.

 

Sa silhouette allongée

Chair de marbre âgé

Semble dormir dans un rêve

Elle est nue jusqu’aux lèvres.

 

Plus loin, l’océan avance

Vivante, sensuelle danse

Puis il vient à ses chevilles

lèche ses genoux de fille.

 

Ses vagues montent à son ventre

S’éveille subrepticement son antre

Son corps est de chair

Mille désirs le désaltèrent.

 

Suzâme

(23/09/11)

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Ecrits d'Eros

Repost 0

Publié le 21 Septembre 2011

Attendre. Attendre le secours dans cette position, sans aucune possibilité de remuer. Etais-je en morceaux ? Ne pas savoir si j’avais les yeux fermés ou si j’étais enfermée dans la nuit. En réalité ne rien ressentir. Douleur encastrée comme moi.

  

Ah oui! Je m’étonne de penser sans rien pouvoir expliquer de mon contexte.

J'ose cette mini synthèse. Concernant mon corps complètement replié : Inertie totale. Quand à mon cerveau, il semble bloqué sur le mode Eternité.

 

Pas de sensations. Pas d’angoisses. Où suis-je ? La mémoire comme le temps s’est arrêté. J’entends mon cœur enfermé comme dans une caisse de résonnance. J’écoute ma respiration malgré mon immobilité alarmante. Aucune fièvre. Aucune sueur...

 

Si mon entourage m’avait surprise dans cette posture, hors mis le premier choc, il vous dirait à quel point dans la vie, je suis vulnérable et même sujette à la sensiblerie mais aussi à quel point dans le cas présent, il serait étonné de mon apparente résistance.

 

En fait, je suis insensible jusqu'à l'impossibilité d'hurler que je ne veux pas mourir.

Je ne dors pas. Je ne rêve pas. Si seulement je savais où j’étais.

 

Brusquement un brouhaha presque intolérable comme des roulements de pierres. Maintenant, j’ai peur de savoir.

 

Brusquement je me réveille face à des torches ou des phares m’aveuglent. Ma voix ne sort pas. Rien de mon sursaut mental n’atteint leurs yeux illuminés. Je ne les connais pas. Puis c’est encore la nuit totale et un silence me rappelant la mort.

 

A mon réveil sur un lit plus blanc que la lune de mon enfance, je tremblais, ma main dans celle de Jean.

 

Naissance de ma première larme depuis le séisme et ma délivrance. Jean l’a vue comme un espoir. Seul notre amour redessinera mon corps.

 

Suzâme

(14/09/11)

 

http://papierlibre.over-blog.com/

Thème : Le frisson de l'espoir proposé par Juliette

 

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Propositions d'écriture, autres défis

Repost 0

Publié le 19 Septembre 2011

« -Se terre… »,

Déclame la mer

Parole de sel

Sur le rivage.

 

« - Se terre… »,

Murmure le ciel

Confidences de pluie

Sur les tuiles.

 

Cotentin-sept2011-2--051.jpg

Fermanville (50)

 

«- Pourquoi ?» s’étonne la Terre

«Si je suis un corps ouvert

nourrit de fruits et de fleurs

je brûle comme un cœur.»

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #instantanés poétiques

Repost 0

Publié le 19 Septembre 2011

Apporte-lui ta présence

L’aura de ton obède*

Il est si seul

Si fatigué.

 

Apporte-lui ta poésie

Au rythme de tes pas

Il est si vieux

Si isolé

 

Apporte-lui ton parfum

Le charme de ta voix

Il est si doux

Si étonné

 

Apporte-lui ta patience

Et l’infini au fond du thé.

 

Suzâme

(15/09/11)

 

(*) obède : kimono de soie

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Propositions d'écriture, autres défis

Repost 0

Publié le 18 Septembre 2011

 Bonjour à toutes et tous,

 

 Je pose mes ailes sur l'asphalte parisienne mais les dimensions imposées par la réalité urbaine me font presque mal aux articulations de l'âme. Je préférais tellement le sable fin du Contentin, douceur du temps qui fuit vers l'infini. L'application d'un baume, un petit verre d'elixir, peut-être... Non! Simplement de l'amour, de l'amitié mais aussi et toujours, un peu, beaucoup, passionnément ... quelques vers de poésie.

 

Je tenais atterrir sur mon blog avec quelques traces de mon séjour au Val de Saire, si près de Cherbourg, où, sur le port d'embarcation, nous avons cru rêver en découvrant une sorte de vaisseau immense posé sur l'eau - que dis-je? - une ville si haute qu'elle nous semblait irréelle. 

Il s'agissait du Quenn Mary 2. Incroyable gigantisme  pour nos yeux surpris.

 

J'ai été émerveillée par la beauté du soleil couchant que j'ai reçu comme un cadeau pour mon regard d'introvertie. Je crois bien que mon âme est sortie de mon visage contemplatif pour danser sur l'eau et flirter avec toute la palette céleste qui était dans les tons rose. Je crois que le firmament m'a temporairement enlevée et suis revenue métamorphosée par la magnificience de notre planète.

 

 

 

DSC00246

 

  

Bain du soir



Le ciel descend

La lune nue s’assoit

Extase d’un passant.

  

DSC00251

 

Fermanville (50) 

 

 

Silence rose

 

Au-dessus des rochers

Les mouettes pensent

Larmes cachées.

 

 

 DSC00291

 Quetehou (50)

 

Le regard se pose sur le port

et détache l’ancre de son âme

qui devient mouette sans effort

au-dessus des vagues et leur vacarme.

 

 

 Fermanville (50)

 

 

Ciel rose

 

La vie s’allonge

L’infini repose

Caresse d’eau

 

 

DSC00248.JPG

 Fréval (50)

Voir les commentaires

Rédigé par Suzâme

Publié dans #Promenades, rencontres

Repost 0