Publié le 30 Juin 2011

Elle n’a qu’un mot à dire mais elle ne le dit pas.

 

Sa mémoire envahit sa tête comme un temps de béton et parfois de coton.

 

Elle est allongée depuis quand ?

 

L’horloge est partie avec la porte, avec les fenêtres, avec les gens.

 

Elle n’a qu’un mot à dire mais elle ne le dira pas.

 

Ses rêves lui ont fermé les yeux comme un voile de firmament.

Sur l’océan de la nuit, l’âme en poupe, elle est son bateau et son équipage. Elle n’a plus peur de l’horizon.

 

Elle n’a qu’un mot à dire mais elle ne le dira plus.

Soudain, pour elle, quelques prunelles s’écarquillent. D’autres paupières prient l’être en partance.

 

Qui était-elle ?

 

Respire l’instant à quelques secondes de l’éternité.

 

Suzâme

(29/06/11)

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Publié le 29 Juin 2011

Avant –propos :

Après, la première partie de l’enquête : constat, investigations sur les lieux. Les auditions continuent et s’approfondissent au commissariat ici celle du premier témoin, une infirmière qui découvrit le corps de la victime. C’est elle que je souhaite vous faire découvrir dans sa quête désespérée. Le déroulement de cette histoire n’a pas d’importance. En espérant votre compréhension.

 

« …C’est l’inspecteur Touvier qui frappa à la porte de son bureau pour engager le commissaire à l’accompagner immédiatement dans le local des auditions. Auparavant sa collègue Béatrice avait trouvé des anomalies sur les références de l’infirmière mais aussi sur l’ensemble de son témoignage enregistré et saisi sur fichier. Les premières incohérences étaient primordiales à ce niveau des investigations. Julia n’avait jamais eu son diplôme, mieux, elle ne s’appelait pas Julia mais Zoé Fontaine. Son agenda, sa trousse ne lui appartenaient pas. En vue de ce rebondissement, tous conclurent que le motif de sa présence était faux. Pour qui était venue cette intruse et pourquoi ?

 

Elle était si jeune… Bonne réaction, elle avait appelé les urgences. Quoi de plus prioritaire et de plus normal ? Au début, ni Lecat ni Lefèvre ne l’aurait soupçonnée. Maintenant, à ce degré de l’enquête, il fallait accélérer. Tous deux remplacèrent Touvier dans ce fameux bocal isolé. Le commissaire était décidé à mettre la pression, à obtenir les aveux de la fausse infirmière.

 

«- Alors, dites-nous tout sur votre subterfuge ! Réalisez-vous que de premier témoin vous êtes devenue principale suspecte ! » Il continue avec son timbre ténébreux, moralisateur.

« out n’était qu’un tissu de mensonges prémédités. Pourquoi cette mise en scène ? Pour qui ? Je vous somme de parler par respect de la victime sanctionnée dans les conditions les plus macabres. Cependant vous avez droit, comme vous le savez, à un avocat. Compte tenu des faits, vous avez peut-être des motifs personnels donc des circonstances sont soit aggravantes soit atténuantes. Par conséquent votre intérêt est de nous parler… "

 

Il n’avait pas conscience que son intervention était longue pour la jeune femme dont la physionomie changeait au fil de l’audition. Brusquement elle l’interrompa :

« - C’est elle que je voulais voir. Depuis mon adolescence, j’étais obsédée par cette inconnue… »

Lefèvre renchérit :

« - A quel titre la recherchiez-vous ? Vous n’avez à ma connaissance aucun lien de parenté.

- Un jour, je devais avoir quinze ans, mes parents m’ont confiée qu’ils avaient eu le bonheur de m’adopter dans les premiers mois de ma vie… »

- «Ils vous devaient la vérité», affirma gravement le commissaire aux aguets de ce témoignage inattendu.

 

Elle semblait recroquevillée sur elle-même, sans force, alors que sa taille, ses épaules révélaient quelqu’un de sportif… Qui était-elle ? Ses déclarations arrivaient sur la table et jamais elle ne regardait en face ses deux interlocuteurs.

 

«- Vous comprenez, c’était là, s’énervait-elle en cognant sa tête avec son poing. Je pensais que je m’habituerais à cette vérité puisque… puisque j’aimais mes parents».

- A quelle époque vous êtes-vous mise en quête de votre origine» ? interroge brièvement Lefèvre qui progressivement s’affirmait.

 - En fait lorsque j’ai commencé mon droit… j’ai fait connaissance d’une fille dont la mère avait accouché sous X… vous comprenez, mon amie a été jusqu’au bout pour connaître sa vraie mère même si… même si au bout du compte, elle a été déçue… Moi aussi, je voulais avoir ma chance, vous comprenez ?»

- Vous nous confirmerez ultérieurement vos sources. J’en déduis qu’elles vous ont conduites sur la piste de Madame Evelyne Marchand, au 7ème étage, puis dans l’ascenseur de cette tour fatale, comme si vous l’aviez croisé pour la première fois. C’était un stratagème pour vous écartez d’emblée des suspects. Un premier témoin est rarement mêlé aux drames mortel» ajouta Lecat.

- Je… je ne voulais pas ce qui s’est passé. En venant ici, j’avais l’intention de la rencontrer une première fois et consentais déjà que ce soit la dernière… Je… je rêvais d’entendre sa voix ; je m’imaginais depuis si longtemps lui dire qui j’étais, c’est-à-dire sa fille… vous comprenez ?

- Vous n’en aviez pas le droit Julia, euh excusez-moi, Zoé !» précisa le responsable de l’affaire d’une voix sombre, autoritaire.

- J’en avais besoin pour ne pas rester dans mon délire et consulter toute ma vie. Vous comprenez !

- Mais comment cela s’est-il passé ? Il s’agit d’un meurtre, tout de même. L’avez-vous menacée ?» articula le stagiaire au sommet de ses débuts.

- Allez, soulagez votre douleur ! Vous avez peut-être réagi violemment à une réponse intolérable. Continuez Zoé ! » insista Lecat.

La jeune femme suait, pleurait, haletait comme si elle était prisonnière d’une crise incontrôlée. Elle était méconnaissable.

 

 

N.B. Je n’ai pas persévéré dans cette nouvelle policière trop longue et je l’avoue incohérente dans les faits mais ce personnage m’a vivement marquée lors de ma lecture en plein rendez-vous d’écriture. Je l’incarnais… Aussi, récemment, il est revenu me hanter autrement. Lire et relire «Journal de Mademoiselle X, dite l’inconnue (extrait).

Cette nouvelle policière a été écrite dans le cadre des rencontres d’écriture Nanterre PoéVie. Une initiation proposée et animée par Jean-Paul Villermé, poète-randonneur.

site: http://nanterrepoevie.e-monsite.com/

 

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Publié le 28 Juin 2011

Pas vus

Cette larme qui lentement s’écoule

Le monde qui brusquement s’écroule

 

Pas vus

L’amour qui fait grève

Et soudain l’anorexie des rêves

 

Pas vus

L’arme qui fait mouche

L’âme qui se couche

 

Suzâme

(27/06/11)

 

 

Pour le 39ème salon d’Un Partage de Mots

Thème : PAS

site : http://partagedesmots.forumprod.com/

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Publié le 27 Juin 2011

Une voix annonce un drame au téléphone : Un membre de la famille s’est suicidé en Sicile.

 

«- Quoi un suicide dans la famille ? Mais c’est impossible…» répète trois fois le père à ses enfants étourdis par leurs jeux électroniques.

 

«- je ne veux pas y croire… Il meurt à vingt ans !» ajoute la mère effondrée. Il s’agissait d’un de ses neveux, surnommé l’aventurier des îles.

 

En savoir plus sur cette tragédie et surtout compatir auprès de la famille. Peut-être même partir avec sa sœur sur cette île ensoleillée et meurtrière pour comprendre le sens de cet acte fatal.

 

Une voix rappelle, raconte le pire au téléphone.

«…on a retrouvé Jonas en pyjama, étalé sur son lit défait et envahi d’espèces de galettes indéfinissables, louches pour tout te dire…»

 

Voila que la mère du jeune défunt sanglote, inonde le combiné confident.

 

«-...Continue Astrid ! Crois-tu qu’il déjeunait ? Tu me parles de présence de bouteilles d’alcool, de tubes de somnifères… C’est effrayant… Je me propose de t’accompagner en Sicile…» avance sa sœur en s’incrustant spontanément.

 

«- Marie ! On m’a parlée d’enquête. Je crains le pire !... d’accord, partons ensemble sur cette île maudite. Nous ne les laisserons pas salir mon Loïc… Et puis tu sais, Astrid, mon fils avait peut-être le mal des mots mais il aimait tellement la mer… »

 

Suzâme

(26/06/11

 

 

Sur le thème des vacances : jeu de maux avec pour contrainte l’insertion des mots : galettes, Sicile, tragédie et pyjama

 

Blog :http://parisianne.over-blog.com/

 

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Publié le 27 Juin 2011

L’ai-je vu inscrire ses lignes sur les terres de ton visage, effeuiller tes pétales, effiler boucles et longueurs, comme si le temps qui passe était semblable au vent qui efface souvenance ?

 

L’ai-je vu t’enlever ton feuillage, ta frange, tes mèches, moi qui pourtant te regardait et t’aimait comme ma vie ?

 

L’ai-je vu freiner l’élan de tes branches et amoindrir la force de tes bras que j’entourais de tendresse ?

 

L’ai-je-vu t’enlacer et te prendre, t’envahir, te surprendre et pendant une nuit simple et familière, l’ai-je vu t’enlever de ma vie ?

 

Suzâme

(26/06/11)

 

 

Pour Papier libre  Sujet : «L’automne entre dans sa vieillesse»

de Duong Thu Huong

 

Si vous souhaitez participer: envoyer votre texte et vos coordonnées de blog: à beaudroit_juliette@orange.fr

 

 

 

BLOG : http://papierlibre.over-blog.net/article-l-automne-de-juliette-77857941.html

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Rédigé par Suzâme

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Publié le 25 Juin 2011

Foule…

 

Ils se bousculent, se précipitent, s’escaladent, se hissent, s’écrasent…

 

Que croyez-vous ? Qu'ils se sont retrouvés pour être les premiers au dernier jour des soldes !

 

Ils sont là, sans masques, sur l’immense place parsemée de matelas, briques, pneus, grilles d’exposants, banderoles, livres, journaux, pétitions mais aussi fleurs et fruits de saison. Ils scandent des slogans d’existence.

 

Foule…

 

Un peu plus loin et cependant si proches, leurs voisins de misère ont fui vers un ailleurs provisoire, quelque part, entre les bras d’une frontière qui s’est ouverte à l’humanité. Ils se rassemblent, se protègent de l'enfer, inventent des chants, des danses. La nuit, sur le point de s'endormir les uns auprès des autres sous des tentes sobres comme le sable et neutres comme le ciel, en secret, ils espèrent.

 

Pour aucun d’entre eux, c’est le dernier jour de guerre, pourtant ils s’unissent dans la Paix.

 

Suzâme

(25/06/11)

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Publié le 24 Juin 2011

 

"...On m’appelle X. Je ne suis née de personne. Je n’appartiens à personne. Je ne suis personne.

 

Je vis dans cette impasse intérieure où ma mère n’existe pas pour moi tout autant que je n’existe pas pour ma mer…biologique, lieu de gestation..."

 

"...Alors je peux tout me permettre. Je n’ai pas de limites morales puisque je n’ai de nom que celui d’X.

 

Depuis quand ma vie est un film ou un numéro X ? Qu’importe puisque je la joue sans être dupe. Et puis... je n’existe pas.

 

Je remercie le public qui me donne chaque soir un nouveau nom à la mode, un pseudo électrique, quasiment hallucinatoire. Légère, désinvolte, je ne suis ni une marque ni un millésime. Ne possèdant pas de regard sur moi-même, je m'ignore. Pas de miroir pour interroger mes grimaces ou alors exclusivement pour flâter mon masque d'existence si beau, si enjoué. Non, vraiment, je préfère ainsi me perdre sans fin..."

 

"...Il n’est pas question d’écouter mon cœur. Oui, je préfère me laisser contempler, fantasmer au gré de soirées sensuelles et m’oublier dans l’ivresse de mains inconnues..."

 

"...Seulement … savoir ce que veut ma chair acrobatique ou lascive... ce qu'ils veulent aussi..."

 

"... Dans cette euphorie intemporelle, je ne cherche plus ma mère et ne suis plus cette petite fille silencieuse et amère que des parents adoptifs ont tendrement aimée..."

 

"... Ce soir j’ai envie d’écrire en corps et encore. Je crois bien que je n’ai pas d’âme. Je crois que je n’ai aucune blessure. Pendant que ma rose se repose ce soir, j’ai envie d’écrire toute la nuit..."

 

 "...Je m’appelleX… J’ose E CR I R E pour moi… et j’ai tellement à dire…"

 

Suzâme

(24/06/11)

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Publié le 22 Juin 2011

Le temps est-il compartimenté dans sa tête sans que ses portes ne claquent et ne se referment au fur et à mesure qu’ils les entrouvrent pour se souvenir ?

 

Sa tête est pleine de ses vies passées. Il ne peut passer sa vie à reculons!

 

Cette intensité cérébrale nourrie d'infimes blessures, brûlures des maux, symptômes des mots ivres, des rythmes enfouis, apparaît à peine dans son regard alternant entre l’ombre et la flamme.

 

Il existe parce qu’il marche, parce qu’il parle aux paysages et aux gens dont le visage s’interroge, parce qu’il serre la main de ces humains qui parfois le reconnaissent.

 

Son corps éreinté est à l’image de son présent en disgrâce face à sa jeunesse qui se désagrège à chaque instant et si vide face à la mémoire de ses vies.

 

C’est une tonne de souvenance au fond de son âme creusée par l’âge de sa solitude, entre brume et lumière. Aucun passant n’imaginerait qu’un type comme lui, vieil homme encore svelte à l’allure désinvolte serait encombré de mille vies !

 

Un jour, le long d’une rue commerçante, c’est la curiosité d’un enfant qui le réveilla de son existence souterraine.

«-Dis, Monsieur, pourquoi tu as une queue de cheval comme maman ? En plus elle est blanche comme la lune. . .», commence la petite pour s’interrompre dans un éclat de rire.

Et cet être ridé, distant, ouvrit soudain la porte son apparence pour lui répondre d’un ton sourd :

«- J’étais danseur, petite … et même chorégraphe sur toutes les planètes…

- C’est quoi un chorégraphe ? Est-ce que c’est un monsieur qui parle à la lune ? ose-t-elle en l’approchant.

- C’est un poète et un géomètre du corps. Tu sais petite, je ne parlais pas à la lune mais à l’âme des gestes…

- Comment t’appelles-tu ? Moi, je m’appelle Maud.

- Et moi Maudit. Laisse-moi maintenant…»

 

Il préfère se réfugier dans son labyrinthe et revivre ses acrobaties avec des fantômes, d'artistes célèbres et  éblouissants partis avant lui… Il préfère se perdre dans la mouvance fantastique de ces pas.

 

Il a le droit de se rappeler ses incarnations en public même si le nouveau siècle a oublié ce seigneur de la danse. Les musiques symphoniques mais aussi les rythmes saccadés de la recherche, de la passion, de la tourmente, reviennent en lui, estompées, magnifiées, stimulant les battements de son cœur infirme à l’amour.

 

Dans toutes ses vies aux furtives rencontres, l’amour ne sera pas resté en piste. Tant de ballets euphoriques pour en arriver à recréer silencieusement, à répéter entre respiration et inspiration, son éternelle ouverture de l'hymne à la vie.

 

Le temps de sa mémoire n’est pas un miroir. Il est cet invisible château aux salles immenses, accueillant de retentissants applaudissements infinis. Un château merveilleux refermant l’intime, la beauté, la générosité des jours et reposant sur le bord vacillant d’une existence qui ne se reconnaît plus. Le temps a le droit à plusieurs vies. Vieillir n’est pas mourir.

 

Suzâme

(22/06/11)

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Rédigé par Suzâme

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Publié le 21 Juin 2011

 

Les mots ont leur jardin dans ma tête.

Fruits semés comme des fleurs,

je les arrose d’encre.

Ils me livrent leurs parfums et,

la poésie nait sans bruit,

feuille après feuille,

entre l’instant et l’éternité.

 

Suzâme

(17/06/11)

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Rédigé par Suzâme

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Publié le 18 Juin 2011

Bonsoir,

 

Je me précipite sur mon piano d'écriture pour vous jouer "La lettre" de l'épouvail :

 

"J'ai été complètment surpris, ému et...frissonnant. Deux femmes poètes sont venues me rendre hommage au milieu de quelques ami(e)s de mes jardins "bio". Je les ai trouvées un peu spéciales à déclamer poèmes et histoires sur ma vie, en plein air. Fierté oblige, j'ai parfois retenu mes larmes devant un charmant public, oh une quinzaine de jardiniers.

Etaient-ils captivés par ces textes profonds venus d'autres planètes, les blogs? Ils ont applaudi ces êtres étranges qui écrivent sur les fleurs, les étoiles, la solitude des épouvantails comme  Anélias, Nina , Olga, Anne, Elo, ABC, Catheau, Askélia, M'Annette en réponse à la fameuse Suzâme qui, on l'aurait juré, avait fait le pari de lire avec son amie Bernie tous les poèmes, soit 10 chefs d'oeuvre qui m'ont aussi donné le sourire. J'en ai presque lâché mon râteau.

Le public? Hommes, femmes, enfants de Nanterre intéressés par les jardins BIO, l'éducation et quelquefois par la Poésie. Je ne suis pas très sûr d'avoir été applaudi. Je crois même que c'était plutôt chaque poème lu à haute voix...

Enfin, cela m'a plu ce moment arraché aux saisons. J'étais là dans mon coin, en attente du solstice, sachant que j'aurais de la compagnie peut-être toute la nuit. M'ont manqué après lecture, l'Oiselle et la petite Emma, poupée de chiffon mais je savais que me parleraient désormais le soleil, la pluie et le vent .

 

Merci pour cette poésie, parfum de mes guenilles, souffle de présence, mots d'herbes et de paille, voix et silence.

 

 

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Rédigé par Suzâme

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